Jimi Hendrix


 
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 Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail

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sequelenoise



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MessageSujet: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 18:33

Voici donc la deuxième fournée de l'article du semestre qui sera posté en plusieurs parties, car il est un peu long.


Sommaire

1. introduction & mise en contexte
2. les sources & le son
3. le premier soir: 10 octobre 1968
4. le deuxième soir: 11 octobre 1968
5. le troisième soir: 12 octobre 1968


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Tiger



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 18:53

Ca promet bounce
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sequelenoise



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 19:06

Introduction

La relative simultanéité de l’annonce de la publication du coffret consacré aux concerts du Winterland et de la création de la rubrique intitulée l’article du mois m’ont entraîné à me lancer dans une aventure que mon souci quasi maladif du détail a transformé en parcours d’obstacles. Il me fallait en effet éviter de faire doublon avec les chroniques qui existaient déjà sur le forum et donc trouver un angle d’approche singulier. Un autre souci provenait du fait que je ne connaissais pas si bien que ça les concerts du Winterland qui ne figuraient pas parmi mes préférés, même pour les mixages professionnels parus du temps d’Alan Douglas. Comme les membres du forum dont l’âge est proche du mien, cet album a constitué une de mes premières portes d’entrée dans la musique de Jimi Hendrix, mais contrairement à d’autres je n’avais pas été tellement emballé par les versions de ces titres qui n’avaient ni la féroce concision de Monterey, ni le groove du Band Of Gypsys au Fillmore East. Quand plus tard j’ai écouté les versions non-officielles, les problèmes d’accordage et d’amplification, ainsi que les longs temps morts entre les morceaux ont fait que je ne m’y suis pas arrêté avec la même attention que les productions en studio.

Je me suis mis au travail tranquillement et j’ai déniché des kilos d’informations parmi lesquelles il a fallu faire un tri. J’en ai évacué une bonne quantité, mais je n’ai pas pu résister à la tentation d’en inclure un peu plus que le strict nécessaire. Et surtout je me suis mis à comprendre et à apprécier pleinement la musique jouée ces soirs.


Mise en contexte

Connue sous les noms Winterland Ballroom, Winterland Arena ou simplement Winterland, cette salle de San Francisco était à l'origine une salle de spectacle nommée New Dreamland Auditorium (construction en 1928). Dès 1930, elle adopte le nom Winterland et abrite des manifestations aussi diverses que le patinage sur glace, l’opéra, le tennis et la danse…

Photos d'époque:


1. Dreamland, 1928


2.  « Ice Folies », 1940


3.  L'entrée, 1964 ( à noter la banderole "Ice Folies")


4. La salle désaffectée, 1979 ?

Pour plus d’infos, je vous conseille ce site (en anglais).


L'organisateur de concerts Bill Graham commence à l’utiliser durant l’été 1966 comme salle de concert d'une capacité de 5'400 places assises. La salle ferme après un ultime concert au nouvel an 1979. Elle sera démolie en 1985 pour en faire des appartements.

Jusqu'à fin 1972, la scène se trouve sur la longueur de la salle et ne possède pas d'autre accès qu'à travers le public ! Graham la fait ensuite tourner de 90 degrés, ce qui lui permettra d'accroître le nombre de places mises en vente et de disposer d'une arrière scène avec un accès extérieur, mais cela changera aussi le son, avec davantage de résonance vu que le son qui provient de la scène se propage sur une plus longue distance.


En 1968, la salle a accueilli un véritable Who's Who du Rock de l'époque. Il suffit de jeter un œil au calendrier ci-dessous pour s'en rendre compte. On remarquera aussi que les séries de concerts sur plusieurs soirs constituent une des marques de fabrique de la salle à cette époque.

2-3 Février 1968 - Jimi Hendrix, John Mayall, Albert King, Soft Machine (que le 3 févr.)
16-17 Février 1968 - Butterfield Blues Band, James Cotton, Albert King
23-24 Février 1968 - Who, Cannonball Adderly, Vagrants
29 Février - 1-2 Mars 1968 - Cream, Big Black, Loading Zone
8-10 Mars 1968 - Cream, James Cotton, Blood Sweat & Tears
15-16 Mars 1968 - Traffic, H.P. Lovecraft, Blue Cheer
22-23 Mars 1968 - Moby Grape, Traffic, Lemon Pipers
5-6 April 1968 - Eric Burdon & The Animals, Quicksilver, Sons Of Champlin
12-13 Avril 1968 - Big Brother and the Holding Company, Iron Butterfly, Booker T. & The MG's
31 Mai - 1er Juin 1968 - Buffalo Springfield, Chambers Brothers, Richie Havens
7-8 Juin 1968 - Mothers Of Invention, B.B. King, Booker T. & The MG's
14-15 Juin 1968 - Big Brother and the Holding Company, Foundations, Crazy World Of Arthur Brown
10-12 Octobre 1968 - Jimi Hendrix, Buddy Miles, Dino Valenti
13-16 Novembre 1969 - Crosby, Stills, Nash, And Young, Cold Blood, Lamb/Joy Of Cooking

En 1968, San Francisco constitue la Mecque de la contre-culture et héberge une scène musicale très active avec des groupes tels que le Grateful Dead, le Jefferson Airplane, Big Brother and the Holding Company, Moby Grape ou encore Quicksilver Messenger Service. Les membres de ces groupes se connaissent bien et partagent souvent l'affiche, sans pour autant exclure les groupes provenant d'autres régions et jouant d'autres styles musicaux. La musique produite par ces formations est caractéristique de ce que l’on appellera plus tard le rock psychédélique, un hybride du folk, du blues, de la pop et du jazz. Ce genre musical se fait aussi remarquer par une tendance prononcée à l’improvisation qui ravit en général les consommateurs de psychotropes. On peut penser au Grateful Dead qui joue la bande son de la plupart des fameux acid tests, durant lequel du LSD est distribué à tous les participants. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’une grande partie des concerts de l’Experience au Winterland soit consacré à des improvisations et accueille des invités pour jammer.

Musicalement, l’été-automne 1968 voit la sortie d’un grand nombre d’albums qui feront date. Il y a bien sûr Electric Ladyland, mais aussi Wheels Of Fire, l’album blanc des Beatles, Beggar’s Banquet et j’en passe. La liste ci-dessous constitue un choix (subjectif) des sorties d’artistes dont la musique a des liens plus ou moins étroits avec celle de Jimi.

Juillet
Cream - Wheels of Fire – le groupe joue d’ailleurs le 10 octobre 1968 au LA Forum

Août
Mike Bloomfield, Al Kooper and Stephen Stills - Super Session
James Brown - Say It Loud. I'm Black And I'm Proud
The Rolling Stones - Street Fighting Man (45T, USA)
Ten Years After - Undead (live)
Big Brother and the Holding Company - Cheap Thrills
Blue Cheer - Outsideinside

Septembre
The Jefferson Airplane - Crown Of Creation
Sly & the Family Stone - Life
The Jimi Hendrix Experience - All Along The Watchtower (45T, USA)
Cream - White Room (45T)

Octobre
The Jeff Beck Group - Truth
Muddy Waters - Electric Mud
Steppenwolf - The Second
Traffic - Traffic
Curtis Knight – Flashing : Jimi Hendrix Plays, Curtis Knight Sings
The Jimi Hendrix Experience – Electric Ladyland

Novembre
The Beatles - The Beatles (des sessions ont eu lieu les 10 et 11 octobre à Abbey Road)
John Mayall - Blues from Laurel Canyon
The Soft Machine - The Soft Machine
Neil Young - Neil Young

Décembre
The Rolling Stones - Beggars Banquet


Avant cette résidence de trois jours à San Francisco, L'Experience vient d'achever sa deuxième tournée américaine de l'année (entre le 30 juillet et le 15 septembre) durant laquelle ont été visitées 28 villes en 48 jours avec le gros des concerts pour août : 16 salles, 16 dates et 21 concerts (donc 5 doubles spectacles). Le groupe a ensuite passé les mois suivants (entre 10 septembre et le 31 octobre) à Los Angeles avec de brèves incursions pour des concerts dans 5 villes de Californie et à Honolulu où les musiciens passeront quelques jours de vacances). La tournée se termine donc le 15 septembre avec une date bonus-vacances à Hawaï le 5 octobre. Après les concerts, le groupe rejoindra Hollywood et les studios TTG, mais ça c’est une autre histoire.

Le rythme de la tournée peut paraître tranquille, mais il faut tenir compte du fait qu’au même moment (jusqu’au 27 août) le groupe finalise la sortie de son dernier album, que les déplacements sont longs et que l’usage régulier de diverses drogues ne favorise pas la récupération. Ajoutons à cela, que l’ambiance au sein du trio s’est passablement détériorée durant cette année 1968, avec en particulier de fortes tensions entre Hendrix et Redding. Il suffit de se rappeler que Noel ne joue que sur 1/3 des titres d’Electric Ladyland et que Hendrix refuse catégoriquement de jouer les compositions de Noel sur scène. Diverses rumeurs de dissolution circulent déjà…

Ces différents facteurs font que le groupe qui se présente sur la scène du Winterland pour fêter son deuxième anniversaire n’est pas au mieux de sa forme et n’a pas pris le temps de répéter pour ces concerts plus que les autres concerts de la tournée qui, hormis le passage par Honolulu, s’est terminée il y a presque un mois.

Le répertoire joué durant les six concerts se limite donc aux titres joués durant l’année écoulée avec l’inclusion de "Voodoo Child (Slight Return) ", joué depuis le 31 mai (de la même année), "Lover Man" qui a supplanté "Rock Me Baby" depuis peu, "Sunshine Of Your Love" et "Hear My Train A-Comin’" qui font tous trois leur première apparition le 10 mai (1968). "Are You Experienced" est joué régulièrement depuis août (souvent en ouverture), tandis que les premières versions complètes de "Star Spangled Banner" datent d’à peine 1 mois.

On parle toujours des concerts du Winterland comme les concerts durant lesquels le groupe jamme sur tout ce qui bouge, mais il faut noter que l’inclusion de parties plus libres dans des titres des premiers albums avait déjà commencé avant ces concerts. "Spanish Castle Magic", par exemple, contient une partie jam depuis septembre. De plus l’ajout de "Tax Free" date du début de la première tournée américaine de 1968 avec par exemple une version de 9:15 à Dallas (le 16.02.68).

Terminons la question du répertoire avec les absents. Jimi ne joue pas une seule fois "I Don’t Live Today", alors que le titre figure parmi les réguliers du répertoire avant comme après le Winterland. "Stone Free" n’est pas non plus là, mais c’est moins étonnant. Le titre n’a pas encore connu le lifting qui en fera un véhicule de plus pour l’improvisation. "The Wind Cries Mary" aurait aussi pu faire partie de la setlist, mais il n’était déjà plus joué durant la tournée de l’été 1968.

Les concerts sont enregistrés professionnellement en multipistes par Wally Heider et son studio mobile. Les bandes sont ressorties des cartons le 6 mai 1969 au Record Plant de New York et Jimi mixe sommairement quelques titres probablement pour pouvoir les écouter ailleurs que dans un studio. Les bandes retournent ensuite dans les cartons ou sur les étagères, jusqu’à ce qu’Alan Douglas les ressorte à partir du début des années 1980.


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sequelenoise



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 19:56

Les sources

1. Les sources officielles

1982 : The Jimi Hendrix Concerts : à l’origine un double vinyle avec 6 titres sur 12 enregistrés au Winterland.

1987 : Live At Winterland : face au succès de Concerts, Douglas récidive avec 10 titres supplémentaires et la réédition de "Wild Thing".

1992 : Live At Winterland   3 : réédition du Live At Winterland avec un disque bonus contenant 3 autres titres.

2011 : Winterland highlights (1cd) : Après avoir publié deux titres du Winterland sur une compilation en 2001 (voir plus bas), Experience Hendrix sort en 2011 cette nouvelle compilation de 11 titres qui contient 6 titres déjà parus sur The Jimi Hendrix Concerts ("Fire", "Hear My Train A Comin'", "Little Wing", "Are You Experienced" et "Voodoo Child (Slight Return)"), ainsi que 2 titres déjà sortis sur Live At Winterland ("Sunshine Of Your Love" et "Manic Depression"). Sont donc inédites (mais aussi publiées sur la version 4 cd) les versions alternatives de "Foxy Lady", "Like A Rolling Stone" et "Hey Joe".

2011 :
Winterland (4cd digibox) : les trois premiers disques de ce coffret présentent chacun des enregistrements de l’un des trois jours. Le premier est consacré au 10 octobre, il prend pour base le deuxième concert de la soirée et y ajoute "Foxy Lady" du premier concert. Le deuxième disque, consacré au 11 octobre, présente le deuxième concert (sans "Spanish Castle Magic") et deux titres du premier. Le troisième cd, qui concerne le 12 octobre, contient 5 titres du deuxième concert pris en sandwich entre 6 titres du premier (3 de chaque côté). Finalement le quatrième disque contient quelques restes des trois soirs ainsi qu’une interview réalisée à Boston un peu plus d’un mois après ces concerts.

A noter, le coffret existe aussi en version collector avec un cinquième cd qui contient 4 titres du concert du 4 février 1968 aussi au Winterland et déjà sortis sur l’album Dagger Paris 1967/San Francisco 1968 avec un titre du plus.

2011 :
" Like A Rolling Stone "/ "Spanish Castle Magic " (cd single). Ce single promotionnel contient une version de " Spanish Castle Magic " inédite (sauf sur un cd réservé aux abonnés du fanzine Univibes en 1992).


Autres sources officielles contenant 1 ou 2 titres du Winterland

Live & Unreleased - The Radio Show (1989) Partie de " Fire " (11 oct, 2ème concert)
Variations On A Theme: Red House (1989) " Red House " (10 oct, 1er concert)
Lifelines - The Jimi Hendrix Story (1990) Partie de " Fire " (11 oct, 2ème concert)
Calling Long Distance (1992) " Spanish Castle Magic " (11 oct, 2ème concert)
Voodoo Child: The Jimi Hendrix Collection (2001) " Fire " & " Hey Joe " (12 oct, 1er concert)
Hendrix In The West (2011) " Little Wing " (12 oct, 2ème concert)
In the West (7" Vinyl Single) " Johnny B. Goode "/" Purple Haze " (2011) " Purple Haze " (10 oct, 1er concert)


Les sources non-officielles

Three Nights of Winter (ATM 011-016 / 1999 / 6cd)
Ces six disques nous présentent les six concerts dans leur intégralité. A part la seconde partie du troisième concert tout provient d’une copie de deuxième génération d’un mixage des bandes originales (en stéréo). Les trois titres restant proviennent d’une copie de troisième génération de la première source « audience ».

Winterland 10 October 1968 [aka. "Winterland 2 Track"] (ATM 100 / 2000 / 1cd)
Un mixage différent du premier concert avec davantage d’aigus. Je trouve que les problèmes d’accordage ressortent encore plus crûment sur cette source. A noter : "Foxy Lady" tourne trop lentement.

Winterland 11.10.68 - 2nd Audience Source (ATM 199-200 / 2002 / 2cd)
Ce double cd contient une copie de première génération de la deuxième source « audience » (voir les chroniques des concerts du 11 pour savoir quels titres sont inclus), ainsi que l’interview effectuée dans les loges par Gus Gossert pour la station de radio KPMX. Pour l’anecdote, le transfert de l’enregistrement de l’interview a été possible après un passage au four de la bande. Lien pour écouter l’interview ici

Winterland 11.10.68 [aka. "Winterland Old Source"] (ATM 202-203 / 2002 / 2cd)
Ces deux disques contiennent la première source audience dans son intégralité. Toutefois, la bande originale n’existe plus et nous ne disposons que d’une copie incomplète de première génération (connue sous le nom de « Evan Tape »). Les parties manquantes ont pu être complétées en faisant recours à une copie de troisième génération. Cette source présente tous les titres des deux concerts du 11 à l’exception de "Purple Haze" du 2ème concert qui n’a probablement pas été enregistré.

Winterland 11.10.68 - 1st Show Composite (ATM 204 / 2002 / 1cd)
Ce composite soundboard / audience est réalisé à partir des ATM 013 (sbd), 199 ("Foxy Lady") et 202 ("Star Spangled Banner" & "Purple Haze").

The Winterland Reels (ATM 208-213 / 2003 / 6CDR)
Ces six cd proviennent d’une copie de première génération d’un mixage légèrement différent des bandes multipistes des six concerts (sauf les trois titres habituels pour lesquels les sources sont les mêmes que celles de l’ATM 204). Comparé à Three Nights of Winter, cette version a davantage de basse et un peu moins de réverbe. Ces disques présentent la meilleure version pour qui souhaite écouter les concerts dans leur intégralité.

Winterland Ballroom, San Francisco, CA 10.10.68-12.10.68 - Bob Terry Tape (8cd)
Apparus sur crosstown torrents (http://crosstowntorrents.org/) mais indisponibles depuis la sortie du coffret officiel, ces huit cd constituent une copie de première génération de bandes qui appartenaient au collectionneur américain Bob Terry. Les concerts  du premier soir figurent dans deux versions différentes. La première est très proche de celle qui figure sur les ATM tandis que la seconde présente la particularité d’avoir la batterie plus en avant dans le mixage. Pour les deux soirs suivants, il n’y a pas de mixage alternatif. A l’instar des pratiques de Mike Millard pour les enregistrements de Led Zeppelin (entre autres), Bob Terry ne livrait jamais tout ce dont il disposait. Pas de coupures au milieu des morceaux ici, mais quelques titres sont absents.


Parmi les autres sources figurent une grande quantité de bootlegs commerciaux dont on peut citer quelques exemples:

The Lost Winterland Tapes (Starquake), 1993

Ce double cd présente le deuxième concert du 12 octobre, ainsi que des extraits des concerts du 10.

Winterland Vol. 1, 2, 3 (Whoopy Cat), 1994
Avant la sortie de Three Night In Winter, puis de The Winterland Reels, les trois doubles cd de Whoopy Cat constituaient la source à rechercher. Ils sont néanmoins moins complets que les ATM (moins d’espaces entre les morceaux et quelques coupures) et contiennent le concert du 25.02.68 à Chicago à la place des titres audience.

Hovering in Winterland (Tuff Bites), 1995
Le deuxième concert du 11 octobre avec Herbie Rich dans le mix.

The Winterland Days (Manic Depression), 1999
Une sélection issue des six concerts parue  en triple vinyle puis en double cd.

Winterland Night (Purple Haze), 2004
Cet album reprend les titres du Winterland sortis par Douglas sur les albums Live At Winterland et Winterland 3.

3 Nights At Winterland (Reclamation), 2006
Il s’agit d’une copie de l’ATM 208-213 The Winterland Reels dont le son a été traité d’une telle façon qu’il sonne plutôt comme les titres présentés sur l’ATM 011-016 Three Nights of Winter, avec un volume plus élevé et quelques passages entre les morceaux édités.


Le son

Toutes ces versions ne sonnent pas de la même manière. On distinguera principalement les versions « soundboard » brutes, les versions mixées professionnellement à partir des multipistes et les enregistrements amateur.

Concernant ces derniers la première source sonne moins bien que la seconde dont le rendu est moins sourd et sur laquelle la guitare ressort mieux.

Concernant les mixages professionnels, il y a en gros deux écoles. La première est l’école Alan Douglas avec la voix plus en avant, la basse et la batterie principalement d’un côté de la stéréo avec de l’écho dans l’autre canal et bien sûr la guitare additionnée d’effets de studio des années 1980.
La deuxième est l’école d’Eddie Kramer qui a l’avantage de disposer d’une technologie plus avancée qui lui permet d’améliorer le rendu de chaque instrument sans devoir mettre de la réverbération partout. Le panoramique mixe la batterie en stéréo (il semblerait que sur les titres du 10, la stéréo soit moins évidente) et la basse plus au centre. Le son de la basse est également assez différent dans les deux écoles et il faut remarquer que le mixage de cet instrument n’a pas dû être facile, car le son des amplis Sunn utilisés par Noel Redding n’est pas particulièrement clair ni particulièrement bien défini, de plus il semblerait que Noel utilise de l’overdrive pour obtenir un son plus saturé à certains moments.

Jusque-là les différences sont aisément repérables. Ça se corse lorsqu’on essaie de comparer les sources « soundboard » brutes. Les différences sont beaucoup plus subtiles, avec notamment des différences dans l’utilisation de la réverbe et la quantité de fréquences basses. Il existe des mixages différents avec quelques petites différences, en particulier sur la source Winterland 2 track (ATM 100) dont je n’apprécie guère le rendu (trop d’aigus et un mixage de la guitare qui fait ressortir davantage les problèmes d’accordage. Les versions alternatives disponibles récemment sur crosstown torrents ont davantage de batterie, mais il faudrait passer un peu plus de temps pour se rendre compte des différences.

Pour que chacun puisse se faire une idée, voici pour deux titres des extraits provenant des sources principales :




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Ayler
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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 20:41

cheers Bravo ! Brav Merci !

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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 20:56

idem!!!!! Bravo ! Brav cheers
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Titi



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 21:06

Bon j'ai déjà eu l'occasion de te féliciter, mais avec toutes les photos, c'est encore mieux. Vraiment merci !
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sequelenoise



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 21:16

10 Octobre 1968

10 Octobre 1968 – 1er concert

W4cdW1cdITW singleW singleTJHCVOATBT alt mix
1. Are You Experienced (10)4.2
x


x


2. Voodoo Child (sr) (28)4.3
x


x


3. Red House (27)4.4




x
x
4. Foxy Lady (38)1.6





x
5. Like A Rolling Stone (9)





x
6. Star Spangled Banner (7)(4.5)





x
7. Purple Haze (47)

x
x


x
Légende : W4cd = Winterland 4cd box (2011), W1cd = Winterland 1cd (2011), ITW single = Vinyl 12’’ Johnny B. Goode / Purple Haze (2011), W single = cd single Like A Rolling Stone - Spanish Castle Magic / Purple Haze (2011), TJHC =The Jimi Hendrix Concerts (1982), VOAT = Variations On A Theme : Red House (1989), BT alt mix = mixage alternatif (Bob Terry Tapes)

Comme lors des six derniers concerts pour lesquels il existe un enregistrement, le groupe commence avec "Are You Experienced", précédé d’une non moins traditionnelle intro bruitiste à base de feedback et de manipulation de la tige de vibrato. Résultat : avant d’entamer le premier couplet la guitare est déjà désaccordée. Le problème ne va pas s’arranger durant le solo qui donne lieu à d’autres manipulations frénétiques de la tige de vibrato. Et là, lors du retour sur le couplet, l’accordage est difficile à supporter (sur les versions officielles, le mixage cache un peu ces défauts, mais pas entièrement). D’ailleurs Jimi parle intensivement d’accordage au public une fois le morceau terminé.

Il se lance ensuite dans le seul titre de son nouvel album qui sera joué au Winterland : "Voodoo Child (Slight Return)". Bien que le titre soit joué sur scène depuis le concert de Zürich en mai, il ne décolle pas vraiment (surtout par rapport aux versions de la tournée de 1969). On notera tout de même les riffs à l’unisson guitare/basse qui surviennent juste avant la fin. Les problèmes d’accordage persistent et en plus on peut entendre les premières manifestations d’amplis en bout de course durant le solo qui suit la deuxième partie chantée (à 5:34 sur le nouveau coffret, à 6:10 sur The Jimi Hendrix Concerts).

Jimi change de guitare et part pour un "Red House" de toute beauté. Le titre intervient assez tôt dans le concert et après deux morceaux qui dépassaient les 6 minutes, Hendrix n’hésite pas à se lancer dans une version de 14 minutes durant laquelle les climats alternent pour notre plus grand bonheur. On ne trouve pas encore la partie en double tempo qui deviendra quasi-incontournable en 1970, mais on a droit à trois cycles de solo calme dont les deux derniers joués quasi a capella. Mitch est ensuite là pour relancer la machine durant un cycle sauvage, qui nous emmène au dernier couplet.

Ces trois premiers titres figurent sur le 4ème cd du coffret où ils sont suivis par l’enchaînement "Star Spangled Banner"/"Purple Haze". Dans l’ordre du concert c’est en revanche "Foxy Lady" qui suit (dont une autre version est placée en ouverture du cd4, alors que la version qui aurait sa place ici a été coincée entre "Killing Floor" et "Hey Joe" sur le premier cd). "Foxy Lady" a droit, à sa manière, au traitement Winterland qui entraîne l’allongement des solos de guitare et qui manque de perdre Noel qui s’apprêtait à lancer le refrain après deux cycles. En fait Jimi en joue un troisième, commence à jouer la rythmique du couplet pour signaler qu’il continue encore un bon bout de temps, durant lequel Mitch est toujours au top, tandis que Noel, peut-être un peu lassé, tente des variations (à partir de 3 :45). Au final presque 2 minutes de solo, alors que  celui de la version studio ne dépasse pas les 20 secondes ! Après le refrain et le dernier arrêt c’est le moment de la coda durant laquelle Jimi est très désaccordé et le signale même au micro.

"Like A Rolling Stone" qui suit (pas inclus sur le coffret) débute par une introduction de guitare très délicate (bien que désaccordée) en son légèrement crunchy à la suite de laquelle Jimi signale au groupe qu’il est temps de le rejoindre en frappant rythmiquement ses cordes étouffées comme s’il simulait une descente de batterie. Le retour de ce titre peu joué dans la setlist est agréable et l’on peut remarquer que "Like A Rolling Stone" est joué beaucoup plus souvent sur la côte Ouest (Monterey, San Francisco, Newport) que partout ailleurs avec 6 versions sur les 12 existantes. Le texte de Dylan évoque d’ailleurs le sort de tous ces jeunes partis découvrir le Summer Of Love de la côte Ouest et déchantant face aux conditions de vie plutôt rudes qu’ils trouvent sur place. Le titre donne un aperçu des nuances du jeu de guitare rythmique (notamment entre les paroles). Étonnant aussi d’entendre Jimi répliquer (avec des variations) les parties d’orgue ! A 5:40 nous avons droit à un solo qui constitue une première par rapport aux versions enregistrées précédemment. Suivent quelques strophes supplémentaires et un final assez chargé.

Après ce tour de force, place au spectacle et à l’improvisation avec 2:30 d’introduction bruitiste à un "Star Spangled Banner" joué par tout le groupe, mais chacun de son côté (ou presque), ce qui ne se révèle pas toujours totalement convaincant sur le plan musical. On notera que cette introduction figure sur le cd4 du coffret où elle est accolée aux dernières 3:30 du "Star Sangled Banner" joué lors du 1er concert du 11 octobre.

"Purple Haze" clôt le concert et comme le titre est enchaîné à "Star Spangled Banner", les problèmes d’accordage persistent. Experience Hendrix n’a pas inclus ce titre sur le coffret, mais l’a mis sur les deux singles promotionnels de Winterland et de In The West. On peut le confirmer, Kramer n’a pas joué à l’apprenti sorcier pour tenter de réaccorder Jimi. Ces problèmes rendent assez pénible l’écoute des couplets et même du solo, en dépit de la citation d’"Outside Woman Blues" qui le conclut. Au moins, on peut se consoler en écoutant la batterie dont le rendu est meilleur sur les singles que sur les boots. Vers 4:40 Noel se lâche un peu juste avant le retour sur le thème.

Au final un concert sans trop de temps morts, mais gâché par les problèmes d’accordage. Pas étonnant finalement que les meilleurs moments soient relégués sur le cd4.


10 Octobre 1968 – 2ème concert
W4cdW1cdLAWTJHC BT alt mix
1. Tax Free (8)1.1



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2. Lover Man (11)1.2



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3. Sunshine Of Your Love (9)1.3
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4. Hear My Train A-Comin' (11)1.4
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5. Killing Floor (15)1.5

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6. Hey Joe (36)1.7



x
7. Star Spangled Banner (8)1.8



x
8. Purple Haze (48)1.9



x
Légende : W4cd = Winterland 4cd box (2011), W1cd = Winterland 1cd (2011), LAW = Live At Winterland (1987), TJHC =The Jimi Hendrix Concerts (1982), BT alt mix = mixage alternatif  (Bob Terry Tapes)

Après une pause, permettant de changer le public et aux groupes jouant en première partie (Dino Valenti et le Buddy Miles Express) de présenter quelques morceaux, le groupe remonte sur scène et entame ce second concert par une jam basée sur le thème de "Tax Free" dont ce n’est que la 9ème version enregistrée en concert (en comptant les 3:40 inécoutables de Columbus) et la première enregistrée professionnellement (Ottawa et Woburn sont bien des enregistrements soundboard, mais pas multipistes). Durant les premières mesures le public a dû croire à une version un peu bizarre de "Foxy Lady". Autre analogie : quand Hendrix passe sur le thème, j’entends des réminiscences de "Cherokee Mist". Aux alentours des 3 minutes il y a un peu de flottement puis Hendrix repart sur le thème. L’écoute du mixage présent sur le cd1 du coffret nous montre la qualité du travail effectué sur le son de la guitare qui ressort vraiment bien, malgré la remontée des deux autres instruments dans le mix. Il me semble que durant cette partie Hendrix sculpte son son en utilisant la wah wah comme filtre (à la place de la cabine Leslie utilisée en studio).

Vers 4:15 retour sur le riff à la "Foxy Lady" avec une grosse accélération (doublement de tempo) qui mène à un nouveau moment creux durant lequel les musiciens semblent hésiter. Jimi se retrouve seul, bientôt rejoint pas Mitch, puis Noel qui joue la même note (ou presque) pendant un bon moment et la jam semble décoller (vers 6:45)… Pour se retrouver dans un nouveau temps d’attente qui donne à Mitch l’occasion de lancer un solo (dès 7:25). Aux alentours des 10 minutes, le riff est relancé, pour nous ramener sur un nouveau passage de transition qui donne lieu à un solo de guitare avec peu de saturation, mais une belle complémentarité guitare/batterie. Retour ensuite sur le thème puis nouveau solo avec rythmique dédoublée. Une version sympa, mais un peu inégale.

On arrive ensuite "Lover Man "dont ce n’est que la troisième version avec ces paroles (qui remplacent celles de "Rock Me Baby"). À 2:40. Jimi confesse d’ailleurs en avoir oublié certaines parties. Comme pour beaucoup de titres joués lors de ces concert, le solo gagne en longueur ce qu’il perd en concision. Durant chaque cycle de solo l’excellent alterne avec des passages moins inspirés.

"Sunshine of Your Love" fait aussi sa troisième apparition (sans compter les citations et en ne prenant en compte que les concert pour lesquels il existe une source enregistrée). Jimi dédicace le titre à Cream dont il déplore la dissolution. Après 2 minutes consacrées au thème et un interlude de 30 secondes (coupé de toutes les sorties officielles), Noel qui a peut-être emprunté une pédale Fuzz Face à Jimi se lance dans un solo qui n’est pas trop long et les autres membres du groupe se chargent du tapis rythmique qui va progressivement se complexifier. La guitare sort peu à peu  de son rôle d’accompagnement pour lancer le riff de "Outside Woman Blues" que Noel ne reprend pas. Suit ensuite une partie très inspirée par Cream avec quasiment trois solistes en simultané. Retour ensuite sur le thème, le refrain avec un bref solo de guitare et à nouveau le thème avec une fin en ralentendo.

"Hear My Train" ou "Get My Heart Back Together Again" ou encore "I Seen My Train" comme Jimi l’appelle ce soir-là est aussi un titre rare (jusque là) dans le répertoire de l’Experience. On saluera le fait que, cette fois ci, Kramer n’a pas suivi Douglas dans ses coupures. Ce dernier avait en effet supprimé le passage presque sans batterie, mais avec un passage de scat / guitare à l’unisson. La suppression de cette partie calme, qui commence vers les 4 minutes et dure près de 2:30, donne l’impression d’un long solo avec la même intensité, alors que l’interprétation originale est beaucoup plus dynamique et pas seulement… Il y a en effet de quoi faire un article du mois rien qu’avec cette version qui est réellement excellente.

Jimi annonce ensuite qu’il va jouer "Voodoo Child (Slight Return)", ce qui est assez étrange, car il l’a déjà joué lors du concert / set précédent et traite habituellement les deux spectacles d’une même soirée comme deux sets d’un même concert, ne répétant que les « classiques » comme "Purple Haze" et "Foxy Lady". Il change cependant d’avis en constatant que Jack Casady vient de monter sur scène avec sa basse. Il faut noter qu’il n’y a pas de backstage à cette période (avant la réorientation de la scène) et que les musiciens doivent traverser le public pour se rendre sur scène, ce qui rend difficile la coordination entre le groupe et ses invités. Une fois que Casady a traversé le public, on ne peut pas trop le laisser en plan ou sur le bord de la scène. De plus, comme il n’y a manifestement pas de setlist définie à l’avance il n’est pas possible de s’arranger à l’avance. C’est donc dans l’improvisation la plus totale que le bassiste de l’Airplane se joint à l’Experience en se branchant dans la deuxième entrée de l’ampli Sunn de Noel
Noel Redding's amp

Hendrix montre le riff à Casady et annonce au public qu’ils vont jammer sur "Killing Floor", et peut-être en étant désaccordés (« maybe out of tune »). À l’écoute ce n’est pas trop grave de ce côté-là. Je pense qu’il aurait dû garder cette dernière remarque pour l’intervention d’Herbie Rich, car là les problèmes d’accordage seront autrement importants.

Le titre est sorti officiellement sur Live At Winterland, il contient (à 5:20) 20 secondes de solo de basse, accompagné d’une petite rythmique soulignée par la wah-wah, que Kramer, assisté par l’esprit de Jimi (selon ce qu’il dit en interview), a décidé de couper sur le nouveau coffret. Ce n’est pas très cohérent de critiquer Douglas pour ses coupures, puis de faire pire que lui. En fin de titre, Hendrix propulse Casady sur le devant de la scène pour un solo qui ne donne pas grand chose (il n’a pas la pédale fuzz de Noel, semble-t-il).

La présence de Casady sur scène influence le choix des derniers morceaux de la setlist. Le groupe ne joue pas "Fire", ni "Spanish Castle Magic", ni encore "I Don’t Live Today" (totalement absent ces trois soirs alors qu’il fait partie du répertoire régulier du groupe), mais une reprise que tout musicien se doit de connaître : "Hey Joe".

Le titre est joué sans l’intro à rallonges que le groupe a mis au point cette année (peut-être pour ne pas perdre Casady). Après 53 secondes Jimi envoie une citation du "I Feel Fine" des Beatles et il accompagne le chant à la guitare lors des "I caught her messin’ around". Le solo n’est pas rallongé, mais Hendrix place toute une série de petites phrases entre les strophes du chant. Il change aussi un peu les paroles sur la fin en chantant :

"I’m goin’ way down south, baby
Way down where I can be free
With my brothers and sisters
Don’t have to worry about fools like you abe"

Ensuite, comme lors de 3 des 5 autres concerts, le final est composé de l’enchaînement "Star Spangled Banner" / "Purple Haze". Jimi commence tout seul une intro encore plus bruitiste que celle du premier concert. Après deux minutes les autres le rejoignent. A 3:23 il commence à jouer le thème de "Star Spangled Banner". Jack Casady essaie de l’accompagner, mais ce n’est pas tout à fait ça. Mitch en fait des tonnes, (il a quelques références en matière de batterie Jazz). Le quatuor enchaîne alors sur "Purple Haze" qui démarre avec une longue partie instrumentale, peut-être le temps de montrer les accords à Casady ? Le chant commence à 1:17 et peu après, on se rend compte que l‘accordage est franchement défaillant. Ça s’améliore pendant les soli, car Hendrix peut éviter les cordes les plus déréglées. En revanche lors des accords…

Au final, un concert sans trop de problèmes techniques, mais le caractère totalement impromptu de l’intervention de Casady peut être regretté. Il aurait été possible de se mettre d’accord sur certains morceaux et de mettre Redding à la guitare, il aurait été ravi (la leçon sera retenue pour la prochaine fois à Oakland). Le fait d’avoir deux basses dans le même ampli et le manque de préparation font perdre de la puissance et de la précision au son du groupe.


Dernière édition par sequelenoise le Mer 30 Mar 2016 - 20:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 22:39

11 octobre 1968

11 octobre 1968 – 1er  concert

W4cdLAWW 3Aud 1Aud 2
1. Are You Experienced (11)2.7

X
X1gX
2. Voodoo Child (sr) (29)

X
X1gX
3. Red House (28)2.8
X

X3gX
4. Foxy Lady (39)


X3gX
5. Star-Spangled Banner (9)(4.5)


X1g
6. Purple Haze (49)4.6


X1g
Légende : W4cd = Winterland 4cd box (2011), LAW = Live At Winterland (1987), W 3 = Winterland 3 (1992), Aud1 = 1ère source « audience » [1g = copie de 1ère génération ; 3g = copie de 3ème génération], Aud2 = 2nde source « audience »

Après la réussite moyenne de l’intégration de Jack Casady la veille, on se dit que l’idée d’accueillir un invité sur le premier morceau du concert pourrait constitue une meilleure idée, car on sait au moins quand l’invité arrive et on peut prévoir à l’avance quel(s) titre(s) jouer avec lui (s’il s’incruste on peut toujours le pousser de la scène mine de rien). Virgil Gonsalves qui faisait partie de la section de cuivres de l’Electric Flag de Mike Bloomfield a suivi Buddy Miles lorsque ce dernier a fondé le Buddy Miles Express peu après le départ de Bloomfield de l’Electric Flag. Il vient donc de terminer son concert en première partie de l’Experience.

Gonsalves joue principalement du saxophone, mais aussi de la flûte traversière et c’est avec cet instrument (moins intrusif que peut l’être le sax) qu’il va monter sur scène avec l’Experience pour jammer sur un seul titre, mais un titre qui va durer 16 minutes (le plus long enregistrement de "Are You Experienced" dont nous disposons).

Ce titre est sorti officiellement à deux reprises, mais chaque fois avec quelques coupures pour éliminer certains passages (voir l’image ci-dessous pour se faire une idée). Douglas a coupé 3:15 après la sixième minute (soit le solo de flûte et la partie calme qui suit), tandis que Kramer a éliminé 1:15 d’intro et un peu plus d’une minute de la partie calme (soit la fin de la partie coupée par Douglas). Le solo de guitare qui suit est présent sur toutes les versions. Il démarre sur une partie clame durant laquelle la basse joue inlassablement (ou presque) sur le même accord. Il y a ensuite une partie en tempo dédoublée durant laquelle guitare et flûte interviennent.

On se rappelle sûrement que sur la version Douglas il n’y a quasiment pas de flûte sur ce titre (on l’entend quand même au loin, notamment pendant la dernière partie chantée), tandis que sur la version Kramer la flûte est mixée plus en retrait que sur le mixage qu’on entend sur les albums non-officiels. Pour se faire une idée de ce que le public entendait nous avons aussi deux enregistrements «audience» pris depuis le public avec du matériel amateur. À leur écoute on se rend compte que la flûte ressort bien plus que sur le mixage de Kramer. Le solo de basse qui suit (après un peu plus de 12 minutes après le début des versions complètes) a été totalement supprimé (presque 2 min 30) par Kramer (encore sur l’ordre de l’esprit de Jimi ?), tandis que Douglas n’en a éliminé que les 15 premières secondes. Il faut dire que cette partie est particulièrement «free», surtout si on laisse la flûte dans le mix. La basse étant en solo, il n’y a plus personne pour assurer le rythme. C’est Hendrix qui ramène tout le monde sur le couplet et appuyant quelques accords. Après une minute de chant, il signale la fin.

L’image ci-dessous nous montre les montages effectués sur les différentes versions. Les deux premières barres bleues sont les deux canaux de la version Kramer, les deux suivantes ceux de la version Douglas et les dernières sont ceux de la version ATM :


Le titre s’achève, Jimi remercie Virgil Gonsalves et demande un peu de patience au public, car il y a des problèmes techniques (peut-être la puissance des amplis guitare ? Le son de Jimi est en effet moins saturé qu’à l’accoutumée tant sur la fin d’"Are You Experienced" que sur le début de "Voodoo Child". Il passe ensuite quelque temps à se réaccorder, ce qui n’empêchera pas des problèmes de justesse dans le morceau suivant, "Voodoo Child (Slight Return)". De plus, cette version s’avère un peu poussive (pas meilleure en tous cas que celle du soir précédent). La seule version officielle est celle de Douglas sur le rare Winterland   3.

Hendrix change de guitare (pour une Gibson probablement) et démarre "Red House". Il s’agit d’une version comparativement plus faible que celle du soir précédent (mais en termes de comparaison Jimi place la barre très haut). Elle est également plus courte, car il n’y a pas de partie a capella après le solo qui suit la première partie chantée, seulement un cycle très jazzy avec des accords de guitare frappés et durant lequel Noel joue des lignes de basse originales qui changent un peu de ses longues notes habituelles (si c’est du sabotage, cf. la chronique d’Ayler, ce n’est pas trop catastrophique).

Comme il l’avait fait précédemment après "Voodoo Child", Hendrix prie le public de rester assis. Il refuse ensuite de jouer "Stone Free" réclamé par un membre du public. A la place il décide de jouer  une version de "Foxy Lady" qui ne circule qu’en enregistrement "audience" de qualité très moyenne, surtout si on l’écoute à la suite des titres mixés professionnellement. Pas si grave que ça, car la version n’est pas fameuse. Le son qui sort des amplis de Jimi est apocalyptique : variations brutales de volume, sifflements, craquements. Malgré tout Jimi continue, mais pour ne rien arranger il rencontre de gros soucis d’accordage… On a même l’impression que le groupe n’est pas parfaitement en place par moments…

Jimi annonce ensuite qu’ils vont jouer des petits bouts de " This Is America". Et c’est une nouvelle plage bruitiste qui ressemble assez aux précédentes jusqu’à ce que, tout à coup, Jimi commence à jouer le thème de Bonanza (une série télévisée US dans le style western). Le début de ce titre ne figure pas sur le coffret sur lequel les trois premières minutes sont remplacées par la partie bruitiste du 1er concert du 10 octobre. Il se peut que cette partie que nous n’avons qu’en qualité «audience» manque des masters multipistes. Le raccord entre les deux parties du composite figurant sur le 4ème cd du coffret a lieu juste avant la citation de Bonanza que nous pouvons donc désormais écouter aussi en qualité «soundboard». Le titre est directement enchaîné avec "Purple Haze", dont le coffret nous offre la première version "soundboard".


Au final, un concert plutôt moyen durant lequel le groupe n’est pas totalement à son affaire. Aucun titre ne sort vraiment du lot et les problèmes d’accordage reviennent en force.


11 octobre 1968 – 2ème concert


W4cdW1cdW singleLAWW 3
LIFCLDAud1
Aud2
1. Tax Free (9)2.1


X



X1g
X
2. Spanish Castle Magic (13)

X



X
X1gX
3. Like A Rolling Stone (10)2.2



X


X1gX
4. Lover Man (12)2.3






X1gX
5. Hey Joe (37)2.4
X





X1g
6. Fire (35)2.5


X

X

X1g
7. Foxy Lady (40)2.6


X



X3g
8. Purple Haze (50)2.9
X







Légende : W4cd = Winterland 4cd box (2011), W1cd = Winterland 1cd (2011), W promo single = cd single Like A Rolling Stone - Spanish Castle Magic - Purple Haze (2011), LAW = Live At Winterland (1987), W 3 = Winterland 3 (1992), LIF = Lifelines (1990), CLD = Calling Long Distance (1992), Aud1 = 1ère source « audience », Aud2 = 2nde source « audience »

Comme la veille, le groupe commence la soirée avec "Tax Free", mais auparavant Jimi et Noel passent près de trois minutes à s’accorder. Les deux interprétations sont toutefois passablement différentes. Tout d’abord, le tempo est plus lent et ensuite les problèmes techniques vont réduire Hendrix au silence pendant presque 10 minutes que Mitch et Noel vont occuper à leur façon.

Le titre commence par quelques explorations avant de passer sur le thème suivi d’une partie en tempo dédoublé. Les musiciens reviennent ensuite sur le thème repartent pour une jam en tempo dédoublé qui se termine par une accélération frénétique débouchant sur une partie de transition durant laquelle Mitch se retrouve seul après une quarantaine de secondes (à 5:00 sur le coffret).  C’est à ce moment que surgit Eddie Kramer et sa cisaille de jardinier. D’un coup sec il tranche le solo de batterie en en laissant les 9 premières secondes. Il en profite pour enlever aussi :
- une jam basse batterie (à partir de 7:44 sur 3 Nights Of Winter)
- un solo de basse au son sursaturé avec des passages dissonants (à partir de 10 : 00)
- une partie durant laquelle on entend des percussions supplémentaires ou des effets d’écho peu conventionnels sur la batterie de Mitch (à partir de12: 18)
- un semblant de retour au début du morceau, mais c’est une feinte, car Noel repart en solo (à partir de 14 : 17).

Soyons justes, Kramer conserve environ 35 secondes de ce solo dont une partie en accords (à partir de 16 : 10), juste avant le retour (en feedback) de Jimi (à 16:24 sur 3 Nights Of Winter, à 5:47 sur le coffret). Le groupe ne s’arrête pas pour autant de jammer et le solo de basse reprend, quelque temps après la guitare se lance aussi en solo (à 6:51 sur le coffret) avant de revenir sur le thème à un tempo lent (dès 7:43), la partie en tempo dédoublé et une accélération finale.

L’image ci-dessous nous permet de visualiser les coupures réalisées par Douglas et Kramer. Les deux premières lignes représentent la version du coffret, les deux suivantes celle du Live At Winterland, tandis que celles qui restent correspondent à la version complète de 3 Nights Of Winter.


Après presque 20 minutes de jam sur "Tax Free", le groupe ne souhaite peut-être pas retomber trop rapidement sur des formats trop cadrés et Jimi lance une interprétation de "Spanish Castle Magic" de plus de 9 minutes. Non retenue sur le coffret mais présente sur le single promotionnel, cette interprétation qui commence assez mal (problèmes d’accordage et entrée de Redding sur la mauvaise note) comporte un premier solo de guitare durant lequel les idées se bousculent et la tension ne descend pas. Le solo se prolonge dans une partie durant laquelle on temporise un peu. Le groupe revient ensuite sur le riff du refrain, mais il y a une nouvelle jam à la place du chant et un deuxième solo de guitare. On remarquera notamment les phrases inhabituelles (pour tant qu’on puisse parler d’habitude avec Hendrix) jouées vers 8:20 en fin de solo. Un dernier refrain chanté et c’est la fin. Jimi fait remarquer qu’il est à nouveau salement désaccordé. Il n’a pas tort, mais de là à écarter ce titre du coffret, c’est tout de même un peu fort.

Après ces deux premiers titres aux structures très libres, on va passer sur une série de titres dont les changements de parties sont un peu plus prévisibles. L’arrivée d’Herbie Rich sur scène n’est pas totalement étrangère à cette modification. L’organiste du Buddy Miles Express, qui a joué en première partie et s’apprête à remonter sur scène pour la première partie du second concert de la soirée, va rester pour une série de 4 titres qu’il ne semble pas avoir eu davantage l’occasion de répéter avec le groupe que ses collègues « jammeurs » des spectacles précédents. Il y a aussi un autre problème, plus gênant : même si l’on peut sur les bandes non-officielles entendre Jimi s’accorder avec l’orgue en début de concert,  au moment où Rich joue sa première note on se rend immédiatement compte qu’il n’est pas (plus) accordé avec les guitares. Rich joue sur les cinq titres suivants (un de plus que Casady) durant lesquels les difficultés d’accordage ne disparaîtront jamais réellement. Douglas qui en a sorti trois officiellement a tout simplement supprimé sa contribution. Experience Hendrix les a sorti les cinq et nous allons voir comment Kramer a choisi de gérer la contribution d’Herbie Rich.

Hendrix commence par un titre sur lequel l’orgue a toute sa place. Sur la version originale de "Like A Rolling Stone" c’est Al Kooper qui officie. Hendrix a d’ailleurs jammé avec ce dernier sur ce titre et en garde peut-être un bon souvenir. Ce soir-là la basse rentre directement durant l’intro jouée en solo la veille, la batterie arrive un peu plus d’une minute plus tard, mais Hendrix poursuit l’intro pendant une minute et demie supplémentaire. Sur les versions non-officielles, on peut entendre Herbie Rich rentrer durant la fin de l’intro, tandis que sur le coffret l’orgue n’apparaît qu’après le refrain, soit plus de cinq minutes après le début du morceau. Il va faire ainsi quelques apparitions sporadiques, car Kramer a choisi de ne remonter (un peu) l’orgue dans le mixage qu’à de brefs moments. Cette décision est cependant moins critiquable que le charcutage de certains titres, car si l’on écoute la version « audience », on se rend compte que l’orgue était mixé bien plus en retrait que ce que l’on peut entendre sur les titres « soundboard » non officiels. De plus Rich n’est pas Al Kooper et il ne parvient jamais à être parfaitement accordé avec le groupe.

Pour en revenir à "Like A Rolling Stone", on notera que le chant est bien posé et la guitare rythmique toujours très inspirée. On peut encore noter le solo de guitare sur les accords du refrain en fin de titre qui vient s’ajouter au solo joué après le deuxième refrain.

"Lover Man" est le prochain titre sur lequel Kramer a choisi d’éliminer les contributions d’un Herbie Rich dont l’accordage va de mal en pis. Il supprime même entièrement le solo central durant lequel notre organiste semble carrément dérailler. Ainsi raccourci, le titre est très compact, d’autant plus que les deux soli de guitare (figurant bout à bout sur la version éditée du coffret) sont bien plus concis que la veille. L’absence de l’orgue fait aussi ressortir la batterie dont la contribution est remarquable. Arrivé sur la coda, Jimi répète les paroles "Rock Me Baby", par clin d’œil ou instinctivement on ne le saura jamais.

L’image ci-dessous montre la position des coupures réalisées pour la version du coffret en comparaison avec la version complète. On remarque qu’en plus du solo d’orgue une dizaine de secondes d’intro ont été éliminées :


"Hey Joe" qui suit est joué à nouveau sans l’intro supplémentaire. Jimi cite "I Feel Fine" très rapidement et le citera à nouveau dans les dernières strophes (après « Way down to Mexico »). Sur le coffret, Kramer a gardé davantage d’orgue que pour "Lover Man". Il le fait entrer à partir du premier « I’m gonna shoot my woman down » et prend bien soin de l’enterrer durant les fins de cycle (les deux mesures en Mi) et de l’éliminer lorsque Jimi chante « ain’t no one gonna find me ». Sur la
version non expurgée ces passages sont particulièrement pénibles à écouter. C’est cette version de "Hey Joe" qui figure sur le cd simple censé compiler les meilleurs moments des six concerts, alors que Douglas avait choisi celle du lendemain.

La version de "Fire" qui suit aurait pu être complètement plombée par le jeu très R&B et peu accordé de notre organiste, qui éprouve également de grandes difficultés à s’adapter aux relativement nombreux changements d’accords (notamment les alternances entre Mi et Ré dans le solo final. En conséquence, l’orgue ne fait que quelques brèves apparitions dans le mixage. Les soli de Jimi sont brefs et bien définis. La contribution de Mitch est excellente et l’on peut aussi relever la rigueur de l’accompagnement de Noel (avec quelques lignes sympathiques sur le pont lorsque Jimi dit « move over Rover ») ainsi que le fait qu’il ne chante pas de chœurs.

Herbie Rich reste derrière son orgue Hammond pour un dernier titre, "Foxy Lady" sur lequel sa contribution, conservée en intégralité par Kramer (sauf durant la coda) mais mixée à un volume bien inférieur à celui des autres musiciens (pour que ça ne sonne pas comme l’Herbie Rich Experience), démarre en même temps que celle de Mitch et Noel juste après un feedback qui peine à survenir. Le solo de guitare est aussi un peu rallongé ce qui provoque à nouveau quelques hésitations pour en sortir. L’approximation caractérise également la partie finale (coda) : Mitch et Noel s’arrêtent après le quatrième riff, alors que Jimi continue et rajoute une partie ad lib probablement assez « visuelle ».

La version de "Purple Haze" qui suit constitue la clôture de ce quatrième concert. On remarquera le son très saturé de Noel et quelques notes jouées avec les dents sur la fin.


Après les problèmes rencontrés durant "Tax Free", le groupe ne s’en sort pas si mal. L’addition de l’orgue ne semble pas peser sur la cohésion du groupe. On peut d’ailleurs penser qu’il ne devait pas être mixé trop fort dans les retours (comme sur les façades, vu son volume sur les enregistrements « audience »).


Dernière édition par sequelenoise le Mer 30 Mar 2016 - 20:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 23:33

12 octobre 1968

12 octobre 1968 – 1er concert

W4cd
W1cd
Wpromo
LAWTJHC
VC
1. Fire (36)3.1
X


X

2. Lover Man (13)3.2





3. Like A Rolling Stone (11)3.3
x
X



4. Foxy Lady (42)





5. Bass/Drum Jam





6. Tax Free (11)





7. Hey Joe (38)3.9


X

X
8. Purple Haze (51)3.10


X


9. Wild Thing (24)3.11


X
X

Légende : W4cd = Winterland 4cd box (2011), W1cd = Winterland 1cd (2011), W promo = cd single Like A Rolling Stone - Spanish Castle Magic (2011), LAW = Live At Winterland (1987), TJHC =The Jimi Hendrix Concerts (1982), VC = Voodoo Child : The Jimi Hendrix Collection (2001)

Pour la première fois durant ces concerts du Winterland, le groupe ne commence pas par une jam, mais par "Fire" un titre court et « punchy ». Le premier solo est tout à fait dans l’esprit de la version studio, il est suivi d’une partie mettant en valeur la batterie autour de variations bien senties du riff des couplets. Après le couplet suivant Jimi préface le refrain par une série de trilles qui ressortent très bien. On notera qu’il n’y a toujours pas de chœurs durant les refrains. Le deuxième solo est lui aussi plutôt court pour le Winterland. Quel contraste avec les 20 minutes du premier titre du concert précédent !

"Lover Man" qui suit est joué à un tempo raisonnable, ni trop lent ni trop rapide, qui permet de révéler au mieux la cohésion du groupe. Le solo dure trois cycle est sa sortie est très nette. Jimi rajoute ensuite un interlude en Si (un peu plus improvisé et moins précis) avec une partie avec chant et guitare à l’unisson qui précède l’arrivée sur la fin habituelle.

Ce troisième "Like A Rolling Stone" poursuit sur la lancée de ses prédécesseurs. Hendrix part seul, Redding le suit et Mitch les rejoint avec une descente de toms en fin du premier cycle. C’est ensuite le moment où Hendrix présente le titre qui est joué sur un tempo plutôt lent. Les parties qu’il joue sont très réussies, malgré quelques problèmes de justesse. On remarquera les nuances dans l’intensité du jeu avec des refrains très chargés entre les couplets beaucoup plus relaxés durant lesquels la guitare sculpte des contrepoints judicieux au chant. Cette version contient un solo de guitare de plus d’une minute avant un dernier refrain. Les commentaires qui suivent sur le coffret proviennent du second concert.

Avec "Foxy Lady", les problèmes d’amplification refont surface et engendrent une perte de puissance considérable du son de la guitare qui s’avère particulièrement sensible durant l’introduction, le solo et la partie en feedback qui suit le refrain suivant. Pour ne rien arranger il semblerait que Mitch et Noel se perdent durant le solo durant lequel le son de la guitare sonne d’abord un peu comme l’orgue Hammond de la vielle puis devient « twangy » durant le refrain ce qui ne permet pas à Jimi de provoquer le feedback censé relancer le titre. Mitch s’y colle et un vague feedback survient enfin, ce qui permet au groupe d’achever le morceau de manière à peu près acceptable.

Les amplis guitare nécessitent cependant une réparation un peu plus conséquente. Hendrix annonce donc un solo du batterie, mais à la place nous avons d’abord droit à quelques minutes d’accordage généralisé. Finalement Mitch se lance, mais on entend des percussions supplémentaires durant une bonne partie de la jam qui suit. De l’écho ou Jimi qui braque le micro chant sur certaines parties de la batterie, on ne le saura probablement pas sans le témoignage plus de 40 ans après par un des 5000 spectateurs présents ce soir-là.

Noel Redding se fait entendre à partir de 0:54, mais on en sait pas exactement s’il est encore en train de s’accorder ou s’il commence un solo. A 1 :54, il joue des accords, puis développe quelques idées intéressantes. Vers 7 minutes il y a une accélération avec à nouveau des percussions étranges qui ne sonnent pas comme les toms de la batterie de Mitch qui se retrouve seul à partir de 7:40. On entend ensuite un feedback qui nous indique que les problèmes d’amplification sont en phase d’être (provisoirement) réglés. A 8:50 la basse revient, l’ampli guitare siffle et Jimi emmène tout le monde dans une jam qui va se transformer rapidement en "Tax Free".

Comme "Foxy Lady" et la jam qui suit, "Tax Free" reste officiellement inédite. A 1:18 (sur 3 Nights Of Winter) on retrouve le riff de la première partie de "Tax Free". Jimi expose ensuite le thème en le soulignant à la wah-wah. Le groupe passe ensuite sur la partie d’improvisation en tempo dédoublé qui est malheureusement coupée. On se retrouve alors en plein milieu de l’exposé du thème suivant, suivi comme toujours d’une partie en tempo déboulé puis d’une accélération à la suite de laquelle le groupe revient sur le riff principal à un tempo très calme qui nous amène à un solo très tranquille dont l’intensité monte d’un cran après deux minutes. A 6:05, retour sur le riff et nouveaux problèmes d’amplification. L’improvisation qui suit évolue en jam générale avec une fin lancée par Hendrix sur un « turnaround » typiquement blues et suivie par des sifflements et d’autres bruits d’amplis/hauts parleurs en bout de course.

La version de "Hey Joe" qui suit est un vrai tour de force. Elle contient l’introduction longue et très élaborée qui avait déjà fait son apparition durant quelques concerts de la tournée. Le chant me paraît parfois un peu précipité, mais en revanche les parties de guitare sont de première qualité à l’image des deux soli concis, mais néanmoins inventifs. Le jeu de Mitch est à nouveau excellent. La citation de "I Feel Fine" survient bien plus tard que d’accoutumée et le titre s’achève avec un dédoublement des chromatismes concluant habituellement chaque solo qui rappelle les figures de l’introduction jouée ce soir-là.

C’est le deuxième concert d’affilée à ne pas contenir l’enchaînement "Star Spangled Banner"/"Purple Haze", remplacé ici par un medley "Purple Haze"/"Wild Thing".  Le premier titre est remarquable pour son son de guitare peu saturé (encore les amplis !) et son final sûrement plus visuel qu’autre chose. Notons aussi la qualité de l’accompagnement de Redding durant le solo et ses chœurs, qui prouvent que son micro n’était pas allumé que pour dire « thank you » à la fin des morceaux.

Noel est d’ailleurs aussi aux chœurs sur "Wild Thing", un titre qui brille par son défaut d’accordage et la destruction de matériel qui le conclut. La version de Monterey est bien plus intéressante.

Au final, un départ sur les chapeaux de roue, mais ensuite de gros problèmes techniques et des jams pas forcément sensationnelles. Puis un medley final dont on retiendra surtout la version de "Hey Joe" avec l’intro longue.


12 octobre 1968 – 2ème concert

W4cd
W1cd
ITW
LAW
TJHC
1. Foxy Lady (43)4.1
X



2. Manic Depression (9)3.4


X

3. Sunshine Of Your Love (10)3.5




4. Little Wing (11)3.6
X
X

X
5. Spanish Castle Magic (14)3.7


X

6. Red House (29)3.8




7. Voodoo Child (sr) (30)




8.  Star Spangled Banner (10)




9. Purple Haze (52)




Légende : W4cd = Winterland 4cd box (2011), W1cd = Winterland 1cd (2011), ITW = Jimi Hendrix In The West (2011), LAW = Live At Winterland (1987), TJHC =The Jimi Hendrix Concerts (1982)

Le concert commence avec Noel rappelant que deux années plus tôt le groupe faisait ses premiers pas sur scène à Paris (en première partie de Johnny Hallyday). Il semblerait qu’un gâteau d’anniversaire ait été apporté sur scène et que Jimi en mange un peu plus tard après "Spanish Castle Magic", l’amenant à plaisanter qu’il s’agit d’un « hash cookie» est qu’il est complètement dans les vappes. Il y a aussi dû y avoir une sorte de lâcher de ballons après "Manic Depression".

"Foxy Lady" se retrouve ici placé en introduction de ce dernier concert dont les quatre titres suivants étaient déjà sortis officiellement avant la parution du coffret qui ajoute une troisième version de "Red House" aux deux déjà existantes. Revenons à "Foxy Lady" dont le feedback introductif peine à nouveau à survenir (raison pour laquelle Kramer a supprimé une trentaine de secondes en début de titre). Mitch remplit vaillamment l’espace et Jimi parvient à créer le son voulu. Seulement, quand il arrive sur le premier accord il sonne déjà très désaccordé. Nous voilà embarqué pour une version qui a priori ne nous fera pas nous relever la nuit. Je dis bien a priori, car lorsque l’on arrive au solo, on ne peut que s’incliner devant l’inventivité du maître… Le feedback qui devrait survenir après le refrain qui suit le solo n’est pas tellement au rendez vous, tant pis Hendrix compte jusqu’à 4 et ça repart. Le manque d’amplification se fait également sentir dans la fin du morceau. Hendrix s’excuse et part dans une longue tirade qu’il justifie par le temps nécessaire pour changer l’ampli. Il profite pour présenter Eric Barrett qui est en train de s’affairer sur scène.

Le moment paraît bien choisi pour jouer "Manic Depression". C’est bien la dépression qui guette avec ces problèmes techniques à répétition. Le titre n’est pas joué fréquemment en concert et comme le groupe ne répète quasiment jamais, cela s’entend un peu. Le moindre relâchement de la concentration peut s’avérer fatal dans un morceau qui compte autant de breaks et chaque fois de longueur différente et qui surtout est écrit dans le tempo de la valse en 3/4 alors que le rock se joue surtout en 4/4. Ainsi on peut entendre à 3:50 Noel Redding qui continue tout droit au lieu de s’arrêter. On notera aussi particulièrement le solo « winterlandisé » et la fin très réussie.

"Sunshine Of Your Love" suit la structure générale de la version jouée deux jours plus tôt. À remarquer le petit riff descendant à la "Calling All Devil’s Children" joué à 2:14 qui précède un solo de basse au son à nouveau hyper saturé durant lequel Jimi introduit à nouveau le riff de "Outside Woman Blues". Cette fois-ci Mitch prend aussi un solo (de 10 secondes). Retour ensuite sur le riff puis sur le refrain (avec à nouveau des problèmes d’accordage) et sur un solo de guitare sur les riffs du couplet et du refrain. Le tout s’achève avec un retour sur le riff et un ralentendo.

Voici ensuite le champion de la sortie officielle : "Little Wing". Ce titre est celui des 6 concerts qui a connu la plus grande postérité discographique. Cela s’explique d’une part par sa rareté (il ne faut pas trier entre 25 versions de qualité), mais aussi par la qualité de l’interprétation. Tout d’abord l’intro est exécutée avec maestria, Mitch entre avec ce qu’il faut de retenue, le chant est bien posé, les fioritures de guitare qui l’entourent sont goûteuses. Le son de la guitare est lui aussi remarquable avec une large palette de couleurs. Le solo n’est pas parfait techniquement, mais il est riche en émotions. Pas de winterlandisation ici, on reste à deux cycles puis quelques traits conclusifs. Le son de ce titre sur le coffret est à mon sens bien meilleur que sur « The Jimi Hendrix Concert » ; l’ajout opéré par Douglas de chorus sur la guitare et de réverbe un peu partout n’est pas nécessaire.

Si Jimi est parvenu à maîtriser le son de ses amplis durant le titre précédent, ces derniers vont maintenant se venger en émettant force sifflements dès le début de cette deuxième version de "Spanish Castle Magic". Le solo qui commence à 1:35 sur le coffret s’étend jusqu’à 3:58 et contient des passages durant lesquels Jimi explore de nouvelles directions. Retour rapide sur un refrain et re-solo à partir de 4:37 jusqu’à la fin.

Après encore des excuses pour les défaillances du matériel, Hendrix enchaîne sur une troisième version de "Red House" qui était la seule à ne pas avoir connu de sortie officielle, notamment parce que Hendrix se trompe dans les paroles au début du deuxième couplet et que la cohésion du groupe n’est pas idéale pendant certaines parties instrumentales. Vu d’un peu plus près, le titre comporte deux cycles instrumentaux suivis de deux cycles de chant. On passe ensuite à un premier cycle de solo de guitare, suivi d’un deuxième plus chargé durant lequel on passe sur une partie en tempo dédoublé qui n’est pas encore totalement au point. Le cycle suivant contient les accords « frappés » et l’ambiance jazzy, alors que le dernier cycle est à nouveau un solo de guitare a capella.


L’image ci-dessus montre clairement les coupures réalisées par Kramer sur cette version de "Red House" qui perd deux cycles de solo de guitare dans l’opération. Si cela peut éventuellement se justifier dans le premier cas, la suppression de la partie a capella est regrettable.

La fin du concert n’est pas extraordinaire, le groupe accuse un peu la fatigue. Jimi l’évoquera bientôt au micro. Pas étonnant que les trois derniers titres restent encore maintenant inédits officiellement. "Voodoo Child (Slight Return)" paraît un peu décousu et joué sans grande conviction. Bientôt les problèmes techniques (amplis siffleurs) refont leur apparition et de guerre lasse Hendrix interrompt le morceau dès le retour sur le riff.

Les deux premières minutes de l’improvisation qui précède "Star Spangled Banner" sont jouées par Jimi seul avec quelques coups de cymbales. On notera la nouvelle citation de "Bonanza" qui figure au milieu de l’exposé (ou l’explosé) de l’hymne national américain.

C’est donc "Purple Haze" qui a l’honneur de conclure les concerts du Winterland. La version se tient, mis à part le couplet répété et l’arrêt de Mitch et Noel à 3:36, alors que Jimi poursuit. On notera un « thank you very much » à l’unisson voix/guitare, juste avant des bruits sauvages laissant présumer d’une destruction de matériel.


Encore une fois une très bonne entrée en matière en dépit de soucis de matériel dès la première note du premier titre. Une très bonne version de "Little Wing", mais aussi des versions qui ne sont pas les meilleures des trois soirs ("Red House", "Sunshine Of Your Love") et trois derniers titres un peu « à l’arrache ».


Dernière édition par sequelenoise le Mer 30 Mar 2016 - 20:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Dim 6 Nov 2011 - 23:59

Merci pour les illustrations des cuts : elles sont particulièrement bien vues.

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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Lun 7 Nov 2011 - 1:22

Oui, c'est très parlant!!!!
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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Lun 7 Nov 2011 - 19:07

MERCI et chapeau!, sequelenoise, pour ce formidable travail!!!
N'est-ce pas cela que nous aurions tous aimé avoir comme notes de coffret? (Bien sûr, sans le passage sur les différents enregistrements pirates.)
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Tiger



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Lun 7 Nov 2011 - 19:45

Bravo ! Magnifique ! Génial ! Splendide !
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Purple Jim



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Lun 7 Nov 2011 - 20:06

+ 1 !!!!!
Formidable.
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Electric Thing



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Mar 8 Nov 2011 - 20:29

Excellent ! Bravo ! Brav :biere2: 	Boire une
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monochrome57



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Mar 8 Nov 2011 - 21:25

C'est top !!! cheers
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the old new thing



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Mer 9 Nov 2011 - 11:38

Vraiment super!!!!!
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Stonfri



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Sam 9 Fév 2013 - 22:10

Merci, vraiment, pour cet excellent article, bien documenté !
Le(s) concert(s) de Winterland a été effectivement un des premiers disques que j'ai écouté de Hendrix, et j'aime toujours autant certains morceaux comme l'intro de Killing Floor, Tax Free et Hey Joe.
J'ai bien aimé comme le son a été retravaillé dans les 4 CD sortis en 2011
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tristan



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Mar 12 Fév 2013 - 15:01

Bravo, quel travail fantastique !
C'est assez curieux mais je n'aimai du tout ce live...et c' est celui que j'écoute le plus souvent aujourd'hui.
La parution de ce coffret est vraiment une aubaine pour les passionnés, pour les profanes aussi d'ailleurs.
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Purple Jim



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Mer 31 Juil 2013 - 13:32

Je ne sais pas si c'est dit sur cette page mais le livret de la version 1CD de Sony à une faute, attribuant "Voodoo Chile (Slight Return)" au premier show du 12 octobre.
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Rubem



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Ven 6 Sep 2013 - 5:48

Sequelenoise, peut-être que je me trompe, mais alors que je relisais cette analyse superbe, j'ai remarqué que la notation 1.6 devrait venir après Foxy Lady, et non LARS. Pas si important, mais il me semble clair que vous cherche à la perfection, donc...



10 Octobre 1968 – 1er concert


4. Foxy Lady (38)

5. Like A Rolling Stone (9) 1.6
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sequelenoise



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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Ven 6 Sep 2013 - 19:25

Merci beaucoup Rubem pour cette relecture très attentive!
Pour l'erreur dans les crédits du cd relevée par Purple Jim, j'ai vérifié que l'info était correcte dans la chronique, c'est-à-dire que "Voodoo Child (slight return)" a été joué lors du tout premier concert de la série. En revanche je ne signale pas que les éditeurs se sont trompés.

Les références du cd sont, selon In from the Storm:

"Fire" (36) [12.10.68; 1st Show]
"Foxy Lady" (121) [12.10.68; 2nd Show]
"Like A Rolling Stone" (11) [12.10.68; 1st Show]
"Hey Joe" (37) [11.10.68; 2nd Show]
"Hear My Train A-Comin'" (11) [10.10.68; 2nd Show]
"Sunshine Of Your Love" (48) [10.10.68; 2nd Show]
"Little Wing" (12) [12.10.68; 2nd Show]
"Are You Experienced" (10) [10.10.68; 1st Show]
"Manic Depression" (9) [12.10.68; 2nd Show]
"Voodoo Child (Slight Return)" (28) [10.10.68; 1st Show]
"Purple Haze" (50) [11.10.68; 2nd Show]
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MessageSujet: Re: Les 6 concerts du Winterland (1968) dans le détail   Aujourd'hui à 8:54

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