Jimi Hendrix


 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ayler
Admin


Messages : 2463
Date d'inscription : 04/06/2010
Age : 45

MessageSujet: San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]   Sam 10 Juil 2010 - 14:57

San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]


Titres :

1. Tax Free
2. Lover Man
3. Sunshine Of Your Love
4. Get My Heart Back Together
5. Killing Floor*
6. Hey Joe*
7. This Is America (Star Spangled Banner)*
8. Purple Haze*

* En plus du trio : il y a Jack Casady à la basse.

Sources audio :

- "The Winterland Reels" (ATM 209/2003/CDR) : C'est un enregistrement soundboard couvrant l'intégralité du concert, d'excellente qualité audio ;
- "Live At Winterland" ("Sunshine Of Your Love", "Killing Floor") ;
- "The Jimi Hendrix Concerts" ("Get My Heart Back Together (Hear My Train A Comin')").
Ces deux derniers sont des albums officiels, parus dans les années 1980, et ne sont désormais plus disponibles.
On notera toutefois que Purple Haze Records a publié en 2005 "Winterland Night", qui est en fait une réédition officieuse du "Live At Winterland" d'Alan Douglas, avec en prime les 3 titres que l'on trouvait sur le "Winterland +3".
Et Reclamation a publié fin 2006, sous le nom de "3 Nights In Winterland", un coffret reprenant le matériel des ATM, pourtant estampillé "for trade only"...

La setlist est intéressante : mis à part les deux derniers titres, Hendrix ne joue aucun titre du premier concert.
Le répertoire est sans concession, et l'accent sera mis sur les jams. C'est dans cet esprit que Jack Casady, alors bassiste du Jefferson Airplane, se joindra à l'Experience pour les 4 derniers titres. Branché a priori sur le même ampli que Noel Redding, il va sans dire que le résultat n'est pas toujours, en terme de qualité audio, des plus clairs...
La bonne humeur était présente ce soir : Hendrix est charmeur, blagueur, et communique beaucoup avec son public.

"Merci beaucoup d'être venus, nous allons commencer avec une jam, et essayer de ressentir ce qu'il y a entre nous, en dépit des erreurs que nous pourrions faire... c'est plus un truc de vrai feeling..."
Jimi précise à l'audience qu'ils vont jouer "Tax Free", qu'ils ont "une grille d'accords, et qu'ils vont jammer dessus".
Le thème écrit par Bo Hansson & Janne Karlsson est effectivement prétexte à une jam, qu'on imagine peut-être plus facilement dans un club qu'au Winterland ! La musique s'étend sur près de 13 minutes, et préfigure dans une large mesure la tournure du travail en studio du groupe... et la stérilité qui en a découlé. En concert, ce type de jam est autrement plus présentable, même si une part du public devait être passablement déconcertée. La meilleure descrïption musicale serait peut-être la suivante : l'Experience se rapproche des longues improvisations de Cream... mais sans prendre de chanson comme base de départ.
Leur version de "Tax Free" est très relâchée, voire informelle par moment (ce qui n'était pas le cas de la version studio que l’on retrouve désormais sur "South Saturn Delta"). Le résultat est intéressant, car la spontanéité de la jam permet aux musiciens de mettre leurs qualités d'improvisateurs, mais assez inégal : il y a des longueurs, des fulgurances, des petits problèmes de justesse, et des idées qui fusent.

"On va faire un autre truc qu'on joue en clé de Si, un truc qui s'appelle... quelque chose comme "Here It Comes", ou "Here Comes Your Lover Man" ou truc dans le genre..."
Il explique ensuite à son public pourquoi le groupe se réaccorde entre tous les titres... "Et vous ALLEZ aimer ça, cette chanson suivante... Interdit de fumer dans la chambre à gaz !" (?)
C'est seulement la troisième version de "Lover Man", mais les arrangements sont les mêmes que ceux de "Rock Me Baby"…
Mitch Mitchell est particulièrement explosif tout le long du titre, qui traîne un peu en longueur, et perd de sa puissance en conséquence (à titre de comparaison : les versions jouées en 1970 dépassent rarement les 3 minutes).

"Bon, maintenant on aimerait faire un titre, de mecs vraiment super, c'est vraiment dommage, cette nouvelle qui circule comme quoi ils se séparent ou un truc comme ça. C'est un des groupes les plus importants du monde, vous savez."
Il précise qu'il parle de Cream. Puis que "Ce n'est pas histoire de dire qu'on peut jouer le truc mieux qu'eux... hum, c'est histoire de montrer qu'on a pigé les mecs, et qu'on a pigé la chanson, qu'on aimerait faire à notre sauce..."
Publiée officiellement en 1987, cette version instrumentale de "Sunshine Of Your Love" commence sur de très bonnes bases : l'Experience est alors sans doute le seul groupe à pouvoir rivaliser en terme de puissance avec Cream.
Après l'exposé du thème, Noel Redding se lance dans un solo de basse au son incroyable (peu de guitaristes jouent avec un son aussi saturé !) alors que Jimi l'accompagne de sa guitare en tant que percussionniste.
Après quelques accords diaboliquement placés, Hendrix cite le "Outside Woman Blues" de Cream (du même "Disreali Gears"), puis le groupe plonge tête baissée dans une improvisation du style de celles de Cream : la notion de soliste et d'accompagnateur se dilue au profit de l'improvisation collective.
Le groupe conclut en reprenant le thème : c'est un bel hommage que l'Experience rendait ce soir à Cream !

Hendrix annonce le titre suivant : "Get My Heart Back Together Again", qu'il qualifie de "blues lent"... histoire de "jammer encore." (!)
Publié officiellement dès 1982, le titre clôturait magistralement le double album "The Jimi Hendrix Concerts". En ce qui me concerne, c'est ma version préférée de l'Experience.
Le tempo, lourd, grave, instaure le climat sombre, presque désespéré du titre. Le chant de Jimi (qu'on a peu entendu jusque là !) est superbe. Profond, émouvant : ce n'est pas un blues fantasmé, exotique, comme c'est trop souvent le cas chez les groupe de rock. Là, c'est the real thing.
Le solo de guitare central, interrompu par un bref passage chanté*, témoigne de la virtuosité, au sens noble du terme, de Jimi : là encore, il livre sa conception du blues, dépassant et transcendant l'idiome.
* La version proposée sur "The Winterland Reels" a un intérêt notable : le passage chanté par Jimi, édité sur la version d'Alan Douglas, est ici bien présent.

Hendrix annonce ensuite "Voodoo Chile" ("la seconde et dernière chanson de notre dernier LP")... mais c'est à ce moment que Jack Casady monte sur scène.
"On va être ici pour 4 autres concerts, alors j'espère que ça ne vous dérange pas qu'on jamme, (...) même désaccordés."
Hendrix montre le riff de "Killing Floor" à Casady, et enchaîne sur l'introduction a capella du titre.
Publiée officiellement sur le "Live At Winterland", la version ne rivalise pas en puissance avec celle de Monterey, mais reste de bonne tenue.
Hendrix et Mitchell donnent de leur personne, mais le rendu des deux basses est moyen (et assez confus), et, à l'image de "Lover Man", plus de concision n'aurait sans doute pas nuit à l'ensemble.
Hendrix laisse à un moment de l'espace à Jack Casady pour qu'il parte en solo, mais ce dernier n'y va pas franchement (peut-être pour des raisons de matériel ?).

"Merci d'applaudir Jack Casady, mec, c'était vraiment excellent, (...) et on va essayer de faire un truc qu'il voudrait peut-être jouer."
Le groupe attaque ensuite "Hey Joe" (sans intro à rallonge), dans une version chantée avec conviction, mais plutôt lestée la présence de Jack Casady : la cohésion rythmique habituelle fait défaut.
On notera que le solo central de Jimi s'écarte quelque peu de la version studio... et que la fin du titre montre que l'envie de jammer est très forte !

Hendrix annonce ensuite que le groupe va jouer "This Is America", qu'ils sont "des messagers", et qu'ils sont "fatigués de jouer des notes". De fait, cette version de "This Is America (Star Spangled Banner)" part sur des bases entièrement bruitistes (où Hendrix fait du slide avec un objet non identifié).
Hendrix finit par jouer des bribes de l'hymne américain, mais dans un contexte free jazz... où Jack Casady, moins rompu à l'exercice que Mitch Mitchell, alterne le bon et le moins bon.

Hendrix lance sans surprise (pour nous !) l'introduction de "Purple Haze", dont la mise en place est un peu laborieuse. Là encore, la présence de Jack Casady est loin d'être un plus : le tout manque de puissance, voire de cohérence.

Au final ? Un meilleur concert que celui donné quelques heures plus tôt. Les problèmes de justesse sont dans la norme Hendrixienne.
Par contre, c'est une performance difficile pour un non-initié, qui relève plus souvent de la jam que d'un concert de rock traditionnel.
Malheureusement, là encore, peu de titres étaient susceptibles de fournir matière à un Live de l'Experience.
Les titres avec Jack Casady ne sont pas assez carrés (et moins bons que les versions en trio).
Seuls "Get My Heart Back Together" et "Sunshine Of Your Love" auraient pu prétendre à la postérité, mais la spontanéité du Live lorgnant perpétuellement vers la jam rend ces titres difficiles.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Douglas a édité "Get My Heart Back Together", dont la durée et l'aspect relâché de la version intégrale ne facilite pas l'écoute.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.facebook.com/SugarSweet44
Electric Thing



Messages : 2505
Date d'inscription : 04/06/2010
Age : 45
Localisation : Légèrement à gauche de Saturne !

MessageSujet: Re: San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]   Mer 21 Juil 2010 - 1:05

Super concert, complétement explosif ! Un peu brouillon par moment mais vraiment bandant !

Les 4 premiers titres sont ENORMES !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Electric Thing



Messages : 2505
Date d'inscription : 04/06/2010
Age : 45
Localisation : Légèrement à gauche de Saturne !

MessageSujet: Re: San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]   Mer 21 Juil 2010 - 1:05

Concert en ligne :

http://concerts.wolfgangsvault.com/dt/jimi-hendrix-experience/37208-9960.html

Bonne écoute !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Electric Thing



Messages : 2505
Date d'inscription : 04/06/2010
Age : 45
Localisation : Légèrement à gauche de Saturne !

MessageSujet: Re: San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]   Mer 21 Juil 2010 - 1:06

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Electric Thing



Messages : 2505
Date d'inscription : 04/06/2010
Age : 45
Localisation : Légèrement à gauche de Saturne !

MessageSujet: Re: San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]   Mer 21 Juil 2010 - 1:06

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Purple Jim



Messages : 2259
Date d'inscription : 09/07/2010

MessageSujet: Re: San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]   Sam 22 Jan 2011 - 20:57

GUITAR PLAYER - ‘jimi hendrix’ [10? November, Winterland interview] :

When Jimi Hendrix plays, the house comes down. It doesn’t fall in small pieces, but in chunks, and the whole place topples on the audience, but it doesn’t touch them because he’s got them flying up there with him somewhere. That’s the way it was at Winterland in San Francisco when we interviewed Jimi Hendrix. That’s the way he makes it.
“All my songs happen on the spur of the moment,” he says, and he’s not handing you a line, you know he’s leveling with you. So you ask him if he has to compensate for this spontaneity by using gimmicks.
“On some records you hear all this clash and bang and fanciness, but all we’re doing is laying down the guitar tracks and then we [add] echo here and there, but we’re not adding false electronic things. We use the same thing anyone else would, but we use it with imagination and common sense. Like “House Burning Down.” we made the guitar sound like it was on fire. It’s constantly changing dimensions, and up on top that lead guitar is cutting through everything.”
He tells you that his most important thing is to communicate with the audience, to communicate with them honestly. His stage presence is usuqally expected to be sort of obscene with lots of gesturing, but this is not true most of the time. Jimi’s prescence is always cool, and he lets his emotions come through strong. At times he has turned his back on the audience - if that’s the way he really felt. “When I don’t say ‘thank you,’ or I turn my back to the audience, it’s not against them, I’m just doing that to get a certain thing out. I might be up-tight about the guitar being out of tune or something. Things have to go through me and I have to show my feelings as soon as they’re there.”
One problem Jimi has is that his instruments won’t hold up, “like these two guitars I have now, they’ve been around for awhile and they just don’t stay in tune. They might slip out of tune a bit right in the middle of the song, and then I’ll have to start fighting to get it back in tune.’ We tune up between every song because it’s not a Flash Gordon show - everything all neat and rehearsed - it’s not one of those kind of things. It’s important for us to get our music across the best way we can. It means we have to do it natural, like tuning up before songs”
He tells you about the trio, about working with Mitch Mitchell the drummer and Npoe Redding on bass, and how tough it gets sometimes. “Sometimes they might want to tell me something and I might not be able to understand, and it get’s frustrating. Anytime you make a song you want your own personal thing in it as well as the group. We don’t compromise with each other very much, you know. Like one guy thinks one thing and he’s going to stick with that one thing, so he does it the way he wants it.”
Jimi admits the trio don’t do much practicing. “Most of our practice is thinking about it. They might hear the same tune I have, so they throw it around in their minds and picture the fingerboard. So then, when we go to the studios and I give them a rough idea, maybe Mitch and I will lay a track down completely by ourselves and then add the rest. As far as jamming out here on a show . . . we try to listen to each other.
“I just keep my music in my head. It doesn’t even come out to the other guys until we go to the studio. Sometimes, if I have a new song, or if the guys want to take a vacation or something like that, maybe I’ll go to the studio myself and have an acid tape [sic. Ha-ha acetate?] made and have a rough idea about the drums, guitar, bass and vocal. Then, other times, I’ll just come in banging away on the guitar and be singing and say this is a new song.”
“We try to put our own self into it no matter what song we play,” he says. That’s how he feels about Jimi Hendrix, but how does a musician look at other musicians? “When I see a group I look for feeling, not the jump-around kind of feeling . . . and then I look for togetherness, a communication between the musicians. Originality comes about fourth or fifth.”
The night we talked with Jimi Hendrix it was the second anniversary of the trio. Jimi himself was born in Seattle, Washngton, twenty-one years ago. He left school early to join the Army Airborne. “I’ve played with millions of groups, played behind cat’s who are making it now.” Jimi feels that those who influenced him while he was trying to make it were Muddy Waters, Elmore James, Eddie Cochran and B.B. King among others. But Jimi’s style is not a mixture of the past, it is something which comes out of himself. “I write songs to release frustration. I like to play lead guitar sometimes so I can express myself. But the way I play lead is a raw type of way, it comes to you naturally.”
The way Jimi Hendrix plays may be natural for Jimi Hendrix, but it’s the opposite of most other guitarists. He plays a backwards/upside-down guitar, holding the neck in his right hand and playing with the bass strings on the bottom and the high strings on the top of the guitar.
Jimi mostly uses a Stratocaster with Fender light guage strings. He also has two Gibsons. “Some of the tracks on our new L.P. have a Gibson on them.” He uses Sunn amps. “It doesn’t make any difference what size the amps are as long as I know I have it. I’m not neccessarily trying to be loud, I’m just trying to get this impact. I don’t like to use mikes. To get the right sound it’s a combination of both amp and fretting.” He uses light gauge strings because he doesn’t like them to scratch the board to much.
Jimi feels it’s important not to have a closed mind to new things that are happening. “You can’t just get stuck up on guitar, you have to use a little bit of imagination and break away. There’s millions of other kinds of instruments. There’s horns, guitars, everything.
Music has to go places. We’ll squeeze as much as we really feel out of a three-piece group, but things happen naturally. We’ve got about four tracks that we haven’t released yet. One has a very simple rhythm with a funky horn pattern in it, and a tiny bit of echo to make the horn sharper. It happens naturally, like when you hear something you might want to use strings with. But we haven’t been able to get these things together because we’ve been on tour.”
You see that there’s not much more to ask him, except maybe, that old cliché about what can he say to guys who are still out there trying to make it . . .”It’s pretty hard to give advice, but if these guys have really gotten into it and everyone . . . mothers and friends . . . have said ‘Wow, then they should try to get in touch with a major musician or have a representative of a record company come to one of their gigs. But tell them it’s best not to sign anything too soon. Tell them to get some lawyers. Managers may not know it all, and a lawyer knows what’s right.”
You have to stick with it. Some times you are going to be so frustrated you want to give up the guitar - you’ll hate the guitar. But all of this is just a part of the learning, because if you stick with it you’re going to be rewarded.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pagesperso-orange.fr/hendrix.guide/hendrix.htm
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]   Aujourd'hui à 8:51

Revenir en haut Aller en bas
 
San Francisco (Winterland) : 10 octobre 1968 [Second concert]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cream - Silver Horses (Oakland : 4 octobre 1968)
» TTG studios (Hollywood) : 18 au 31 octobre 1968
» Backstage : Bakerfield (Civic Auditorium) : 26 octobre 1968
» Honolulu (‘Art-Park Festival’ ) : 5 octobre 1968 (jam)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Jimi Hendrix :: LA MUSIQUE :: Hendrix Live-
Sauter vers: