Jimi Hendrix


 
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 Live At Woodstock (1999)

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Titi



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MessageSujet: Live At Woodstock (1999)   Jeu 8 Juil 2010 - 18:39

Live At Woodstock (1999)



CD 1

1. Introduction
2. Message To Love
3. Hear My Train A Comin'
4. Spanish Castle Magic
5. Red House
6. Lover Man
7. Foxey Lady
8. Jam Back At The House

CD 2

1. Izabella
2. Fire
3. Voodoo Child (Slight Return)
4. Star Spangled Banner
5. Purple Haze
6. Woodstock Improvisation
7. Villanova Junction
8. Hey Joe

WOODSTOCK : 3 DAYS OF PEACE AND MUSIC



Ce festival se déroula en fait à Béthel, près de Woodstock. Alors que 100 000 à 200 000 personnes étaient attendues, 400 000 assistèrent finalement à cet événement historique qui devait durer 3 jours, du 15 au 17 août 1969. Cependant, à cause des retards accumulés, notamment dus à des intempéries, il se clôtura le lundi 18 août et sur les 400 000 personnes présentes durant les 3 jours il n’en resta environ que 30 000.

Lors de cet événement Jimi retrouve à la basse un vieux compagnon d’armée, Billy Cox, qui l'accompagnera pour le reste de sa carrière. Son groupe est pour l'occasion élargi :

Mitch Mitchell : batterie
Billy Cox : basse
Larry Lee : guitare
Juma Sultan et Jerry Velez : percussions

Ce groupe ne se produira finalement qu’à très peu d’occasions :

- lors du festival de Woodstock le 18 août 1969
- à New York (United Block Association "Harlem Benefit") le 5 septembre 1969
- à la TV US pour "The Dick Cavett Show" le 9 septembre 1969
- à New York (Salvation) le 10 septembre 1969

Titres :
1) Message To Love (Message To The Universe)
2) Hear My Train A Comin'
3) Spanish Castle Magic
4) Red House
5) Mastermind (Larry Lee au chant) non présente sur l’album
6) Lover Man
7) Foxey Lady
8) Jam Back At The House (Beginnings)
9) Izabella
10) Gypsy Woman~Aware of Love (Larry Lee au chant) non présente sur l’album
11) Fire
12) Voodoo Child (Slight Return)
13) Star Spangled Banner
14) Purple Haze
15) Woodstock Improvisation
16) Villanova Junction Blues
17) Hey Joe

La légende dit qu’après sa performance à Monterey plus personne ne souhaitait passer après Hendrix sous peine de se faire inévitablement voler la vedette. Plus concrètement, ici ce fut plutôt un choix des organisateurs du festival de finir le festival avec lui. Et c’est donc Jimi Hendrix et son nouveau groupe baptisé The Gypsy Sun and Rainbows qui eut le privilège de clore ce festival. Ainsi, ce lundi matin il est environ 9h du matin quand le groupe fait son entrée sur scène. La légende est en marche…

Alors qu’il aurait pu choisir la facilité en commençant le show par un titre déjà rodé afin de réveiller l’assistance, il choisit de débuter par une nouvelle composition, "MESSAGE TO LOVE", dont on retrouve une première trace en live lors du concert du 18 février au Royal Albert Hall couplé avec Spanish Castle Magic. Le chant est appliqué, puis arrive un premier solo court mais plutôt agréable, avec un retour au calme à 2:30. Quelques secondes plus tard nous pouvons entendre Jimi se livrer à un joli numéro de « scat » et à partir de 3:40 le morceau arrive à décoller vraiment et il finit par nous convaincre qu’il tient là un morceau prometteur, ce qu’il confirmera quelques mois plus tard avec la superbe version présente sur l’album « Band Of Gypsys ». Un titre qui sera d’ailleurs joué très fréquemment en live l’année suivante. Une version, qui sans atteindre le niveau de celle du BOG, est en tout cas une bonne et surprenante entrée en matière.

« Have you heard about my baby ? Have you heard about my baby ? Have you heard about my baby making love to all the world ? » ainsi Jimi lance superbement "HEAR MY TRAIN A COMIN’", un titre qui figurait de plus en plus souvent au cours de l’année 69 dans le répertoire de l’Experience et qui devint au fil du temps un des morceaux phares joués en live. Nous avons ici une introduction assez longue qui laisse le temps à l’ambiance de s’installer. Ensuite le chant est bon, Mitch suit bien derrière. La tension monte petit à petit, puis arrive un premier solo inspiré et comme très souvent sur ce titre on sent que Jimi s’implique totalement. A la fin de ce premier solo nous avons un cut correspondant à un solo de Larry Lee. Le deuxième solo est dans la même veine avec quelques traits très caractéristiques notamment à partir de 7:10. Au final, même si elle n’égale pas la puissance des versions qui en ont fait un des titres incontournables, le groupe nous livre une bonne version.

Au bout de deux titres on sent Jimi concentré, appliqué dans sa musique. Les images du film le confirment, pas de place pour le Hendrix showman, on peut y voir peut être une réelle volonté de se concentrer sur sa musique et le fait que le groupe se cherche encore n'y est peut être pas étranger.

Suit un titre régulier de l’expérience "SPANISH CASTLE MAGIC". A 1:30 il nous offre un solo intéressant, (puis nous avons ici un autre passage édité, qui est un court solo de Larry Lee, qui se livrait ensuite à quelques échanges avec Jimi) Mitch et Billy prenant ensuite le relais. Pour ma part le cut est justifié, ce passage n’apportant rien de plus au titre. Une version un peu inégale, avec de bons moments, d’autres où ils se cherchent un peu et qui sans être inoubliable est tout de même respectable.

Jimi démarre ensuite une superbe intro de "RED HOUSE", sur un rythme assez enlevé. Le chant est ensuite très bon, toujours appliqué. Puis il nous propose un solo tout en retenue mais non sans émotions, au cour duquel il va d’ailleurs casser une corde. Ainsi nous avons ici un nouveau cut correspondant à un nouveau solo de Larry Lee qui s’étend sur près de deux minutes, Hendrix ne revenant que pour clôturer le morceau. En fin de compte nous avons là une version qui dénote par rapport aux versions explosives telles que celles de San Diego quelques semaines plus tôt ou de New York l’année suivante, mais qui ne manque certainement pas de charme.

Suit l’adaptation de "Rock me Baby" de Jimi, "LOVER MAN". où on peut entendre un premier solo amené par Larry Lee au cours duquel Jimi visiblement de bonne humeur effectue quelques pas de danse, pour prendre ensuite le relais de son vieux copain. Il aurait été d’ailleurs étonnant qu’il n’essaye pas de "rattraper" le morceau.

Nous restons dans la même ambiance avec l’intro de "FOXY LADY" (qui a subit un léger cut de quelques secondes), un autre standard de l’Expérience dans une version appliquée, mais sans grande surprise. Sans doute que le manque de cohésion du groupe n’y est pas étranger.

Le groupe poursuit avec une nouvelle composition "JAM BACK AT THE HOUSE" (qui est parfois attribuée à Mitch) où on assiste à la mise en place d’un rythme hypnotique.



On entend ensuite Larry Lee, qui semble ici un peu plus inspiré. Un changement de rythme intervient à 2:47 où ça s’accélère, puis nous avons un solo de Mitch Mitchell (édité lui aussi, ce qui est très sévère pour ce passage où il profitait bien de cette mise au premier plan). La guitare reprend et repart avec un autre rythme lancinant avant un passage tonitruant de Jimi de 5:38 à 6:25. Finalement nous avons un morceau captivant que l’on pourra entendre à nouveau au concert donné à Hawaï l’été suivant.

Ensuite Jimi remercie le public pour leur patience et leur présente assez longuement le titre qui va suivre, une nouvelle composition, qui a souvent été répétée par le groupe. Une chanson qui parle d’un soldat sur le front : "IZABELLA". Hendrix joue ici un solo qui démarre doucement, presque détendu, on peut même le voir sur le film esquisser quelques sourires, puis le morceau prend une tournure beaucoup plus grave, la légèreté s’est estompée pour laisser place à des sentiments plus tourmentés. A ce stade, il s'agit d'un des plus beaux moments depuis le début du concert. Et quel plaisir de le voir en images ! Quelle expressivité sur son visage ! Un nouveau titre qui se révèle efficace en live mais qui ne sera finalement que très peu joué sur scène. En effet, on l’entendra de nouveau le mois suivant lors de son passage à l’émission TV de Dick Cavett, puis lors du premier concert du Band Of Gypsys, mais la version présente ici est sans doute la meilleure.

On retrouve ensuite un vieux tube de l’Experience "FIRE", avec une bonne version pleine de punch et deux solos incisifs, Mitch assurant parfaitement son rôle. Une version qui n’a rien à envier à celles de l’Experience.

On remarque ainsi depuis le début du concert une bonne alternance entre anciennes et nouvelles compositions, ce qui rajoutera encore une touche particulière à ce concert, d’autant plus que certains des titres joués ici ne le seront que très peu par la suite en live. Cependant si le concert s’était arrêté là, quel bilan pourrions-nous faire ?

Même s’il y a eu jusque là quelques bons passages, voire pour quelques uns très bons, au regard de certains concerts donnés les mois précédents, il aurait sans doute été probablement considéré comme faisant parti des bons lives, mais au delà de l'événement que représente ce festival, sûrement pas comme un des plus marquants musicalement. Mais les trente minutes qui vont suivre vont radicalement changer la donne, car ce qui va venir restera assurément comme un des sommets, si ce n'est le sommet du festival et aussi comme un des plus beaux moments de sa carrière.

Avant de poursuivre Jimi remercie encore le public pour leur patience, puis comme il le fera souvent, présente "VOODOO CHILD (SLIGHT RETURN)" comme étant le nouvel hymne américain en attendant d’en avoir un autre". Il nous propose une introduction pleine d’énergie qui lance parfaitement le morceau, avec ensuite encore une grande conviction au chant, le solo démarrant à 1:47. Au bout de quelques notes on sent que ça va aller très haut et A 2:18 c’est parti, avec une superbe relance à 2:45 et sans relâcher la tension il continue de plus belle et à partir de 3:04 il nous offre quelques secondes magiques. Le rythme se pose et on redescend tranquillement jusqu’à la présentation du groupe. Puis Jimi se lance dans un deuxième solo, plus court mais pas moins intense, très réussi aussi. A 8:29 autre solo de Larry Lee, (édité en partie) qui est carrément absent du film, on peut entendre ensuite un passage avec quelques paroles qui deviendront le futur "Steppin’ Stone". Au final cette version de "Voodoo Child" est FABULEUSE et est sans aucun doute une des plus abouties.

Et alors qu'il finit avec les quelques notes d’introduction, il lance les premières notes du "STAR SPANGLED BANNER"…



Hendrix a déjà joué l’hymne américain lors de concerts précédents, mais ici tout est différent, hors norme. Tout commence normalement, comme un simple hommage, il jette un petit coup d’œil complice au reste du groupe, puis à 0:45 une première note reste en suspens, presque inquiétante, qui laisse penser qu’il va se passer quelque chose, que ce n’est pas qu’une simple interprétation. Notez le regard qu’il a sur le film à 1:14:36 (sur le 1er dvd de l’édition 2 DVD) il n’est déjà plus sur scène… Puis à 1:02 tout bascule, les bombes, les cris, les sirènes de police… la citation de "Taps"… INCROYABLE ! DECHIRANT ! Avec sa musique il expose à la face du monde son point de vue sur les actions américaines et avec le recul on mesure encore peut être plus à quel point cela représente une déclaration fracassante et courageuse tout cela en osant toucher et transformer l’hymne national américain ! Et puis quel symbole aussi que ce soit un jeune homme de 26 ans issu des minorités (noires, indiennes) qui devienne un des portes paroles de toute une génération !

Il enchaîne ensuite directement avec un morceau (forcément !)plus léger "PURPLE HAZE". Un titre joué et rejoué depuis 3 ans et pourtant quelle magnifique version il donne ici, avec notamment deux solos formidablement inspirés. Une des versions les plus inspirées à mon avis.

Puis sans aucun temps mort et il poursuit avec le passage nommé à juste titre "WOODSTOCK IMPROVISATION", qui débute en fait à 3:24 sur la plage de "Purple Haze". Là Jimi est tout seul et dés le début c’est très fort, Mitch le rejoint un peu plus loin, à ce stade les autres s’arrêtent de jouer et le regardent. A 4:10 il y a un passage magique d’une dizaine de secondes qui amène un superbe changement d’ambiance. Ici tout y passe, aucune virtuosité gratuite, elle est au service de son inspiration, de sa musique. Durant ces quelques minutes Hendrix enchaine des moments apaisés et d’autres plus tendus et nous fait ainsi passer par une palette d’émotions très variées.

Puis là encore sans aucune pause, il passe à "VILLANOVA JUNCTION", dont on retrouve une trace quelques semaines plus tôt au Madison Square Garden (au milieu de "Spanish Castle Magic", très joli passage soit dit en passant). Il nous fait terminer le concert tout en douceur. Magnifique instrumental.

Pour le rappel, rare il me semble dans sa carrière, alors que le public lui réclame "Wild Thing" ou encore "All Along The Watchtower", il annonce "Valleys of Neptune", puis affirmant avoir oublier les paroles il joue finalement "HEY JOE". Belle version, qui fait penser par son climat plus détendue qu'à l'accoutumée à celle qu’il jouera à Atlanta l’année suivante. Pour conclure le concert Jimi semble désireux de nous offrir un bon moment et finit le concert d’une belle façon.


Tout d’abord quelques mots sur ce double album. On y retrouve de nombreux morceaux édités ("Hear My Train", "Spanish Castle Magic", "Foxey Lady", "Red House", "Jam Back At The House", "Voodoo Child") et il me semble que ce travail a servi à améliorer ces morceaux dans la mesure où au mieux les passages manquants n’apportent rien, soit au pire plombent un peu (ou beaucoup) la performance. Et il en va de même pour le mixage, qui fait qu’une partie du groupe est quasi-inaudible durant le concert (surtout Jerry Velez, Juma Sultan et par moment Larry Lee), ce qui fait que d’une certaine manière on peut entendre quelques mois en avance le dernier groupe de Jimi. Cependant le fait de ne pas mettre les deux titres chantés par Larry Lee est beaucoup plus discutable dans la mesure où il s’en sort plutôt bien. Pour ma part ce sont deux morceaux agréables à écouter et qui auraient pu apporter une petite touche originale de plus à ce concert.

Pour en revenir au concert, avec le recul on peut considérer qu'il a une place à part dans la carrière de Jimi, c’est un concert unique et cela à plusieurs titres. Tout d’abord de part son contexte puisque le concert s'est déroulé lors d'un festival qui a pris une ampleur incroyable pour marquer à tout jamais les mémoires et qui demeure peut-être l'événement musical le plus connu et cela toutes générations confondues. Quel fan de musique n’a jamais entendu le nom de Woodstock ?

Ensuite nous avons une set-list surprenante, avec des morceaux "rares" et une alternance judicieuse d’anciens et de nouveaux morceaux. Ce qui témoigne d’ailleurs d’une période plutôt faste au niveau créativité même si tous les projets n'ont pas aboutis.

Il faut à ce stade souligner l'importance du groupe, qui fait figure de parenthèse intéressante dans la carrière de Jimi et au-delà du concert on peut penser également aux répétitions qui ont précédées ce concert. Il faut pourtant souligner que le groupe ne s'est pas toujours montré à la hauteur de l'événement, mais c'est paradoxalement ce qui a peut être amené Hendrix à prendre les choses en mains pour nous offrir un tel final. Un final qui est pour beaucoup dans le caractère unique de ce concert, car il l'est aussi et peut-être surtout, par la performance musicale en elle-même. La deuxième partie à partir de "Voodoo Child" est bien évidemment la plus réussie, au point qu’elle constitue un des sommets de sa carrière. Une deuxième partie à ce point incroyable qu’elle en a d’une certaine façon totalement éclipsé la première, qui bien que possédant certaines faiblesses et autres moments de flottements, contient quelques passages qui méritent largement le détour.

Pour conclure, ce concert de Woodstock, bien qu'il ne soit pas le plus simple à appréhender, est un live à part et surtout indispensable pour tout fan du guitariste. Un concert qui au fil des écoutes ne cessera de vous révéler des passages inspirés et magiques qui finiront par vous convaincre que ce lundi 18 Août 1969 il s'est vraiment passé quelque chose d'unique et d'historique sur cette scène.

Le sondage


Dernière édition par Titi le Dim 15 Mai 2011 - 22:03, édité 19 fois
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Titi



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:04

Citation :
Ayler a dit :

Titi a raison de souligner que les deux titres chantés par Larry Lee sont absents, tant de l'album que du DVD.

La première est une composition de Larry Lee ; [g]Gypsy Woman[/g] une bonne reprise des Impressions signée Curtis Mayfield.

La perspective de percevoir moins de copyrights (les titres ne sont pas signés Hendrix) explique sans doute malheureusement cette absence, d'autant que Larry Lee chante plutôt bien... et que ces titres restent inédits du répertoire officiel.
Car si la qualité du solo de Larry Lee sur "Red House" justifie (de mon point de vue) le travail d'édition des diverses versions proposées à ce jour, il me semble difficile de justififier ce choix en termes uniquement artistiques. Certes Jimi ne chante pas... mais c'est bien son groupe, et il laissera chanter Buddy Miles au sein du BOG... au grand plaisir de Purple Jim !

Après, deux questions se posent :
- Pourquoi prendre un deuxième guitariste ? Le jeu de Jimi est tellement plein qu'un second guitariste peut peiner à trouver sa place. Sur aucun titre, y compris parmi les nouveaux, une seconde guitare semble indispensable.
- Pourquoi Larry Lee ? Un faire-valoir ne peut suffir à un guitariste comme Hendrix. Il lui faut un au minimum un challenger (comme Pharoah Sanders avec John Coltrane).
Le cercle des guitaristes capables de se mesurer à Hendrix était certes fermé... mais pas vide.

La performance du Gypsy Sun & Rainbows est très difficile à chroniquer : le double album proposer par Experience Hendrix est une tentative d'amélioration du concert tel qu'il a été effectivement écouté par les spectateurs.
Il est en effet difficile de nier le coté brouillon du concert...
et les mixages de Douglas et Kramer, ainsi que leurs cuts, rendent sans nul doute le concert plus audible.

Mais, à la limite, cela rend la performance de Jimi d'autant plus incroyable : être capable d'atteindre de tels sommets malgré un groupe encore en rodage, plombé d'un percu à coté de la plaque et d'un guitariste jouant faux, cela relève du génie.
Réussir à chanter avec un instrument faux est déjà difficile, mais être capable de se lancer dans de telles improvisations malgré un contexte presque hostile, c'est un véritable exploit.

A noter aussi la prestation de Billy Cox, qui fait un sans-faute.

Sinon... à quand une troisième version avec les titres chantés par Larry Lee ?

Citation :


Ayler a dit :

"Looking Back - Woodstock" présente la concert de Woodstock sans cut, avec les titres chantés par Larry Lee, et une vitesse de bande correcte (contrairement à d'autres boots). Le mixage, différent de celui proposé dans les versions officielles, permet (un peu plus) d'entendre le projet Gypsy Sun & Rainbows tel qu'il était conçu...



Looking Back - Woodstock






Autre boot avec les passages de Larry Lee :


GYPSY SUN & RAINBOWS
Nothing But Primary Rhythm Things (ATM 239-240)



Woodstock Festival, Bethel, NY, August 18, 1969
Soundboard composite of a complete as possible version.



Disc 1:
1. Intro
2. Message To Love
3. Getting My Heart Back Together
4. Spanish Castle Magic
5. Red House
6. Master Mind
7. Lover Man
8. Foxy Lady
9. Beginning

Disc 2:
1. Izabella
2. Gypsy Woman / Aware Of Love
3. Fire
4. Voodoo Child (slight return)
5. Star Spangled Banner
6. Purple Haze / Woodstock Improvisation
7. Villanova Junction
8. Hey Joe
9. Outro




Dernière édition par Titi le Mer 14 Juil 2010 - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:06

Un article très intéressant sur les notes de pochette (anglais) :

http://members.tripod.com/~Wallyrus/law.html
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:08

Lien : http://www.woodstockproject.com/woodstock/hendrix/

Le site, plus généraliste, mérite aussi le détour :

http://www.woodstockproject.com/woodstock/
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:10

Pete Fornatale, un célèbre DJ new-yorkais à propos de "Star Spangled Banner" :

"It captured the spirit of the festival; it was like Zelig," he says, referring to the Woody Allen movie character who was many things to many people, from a white New York Yankee to a black Chicago jazz musician.

"Anyone who heard Hendrix brought their own experiences to it," he says. "If you were a World War II vet, what Hendrix did was offensive. If you were a kid on his way to Vietnam, you were looking at a gun. When you measure what he meant musically, culturally and politically, that was Woodstock."


http://www.recordonline.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20090720/NEWS/907200316
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:11

Souvenir de Woodstock :

Agri, now 64, said the cultural phenomenon known as "Woodstock" seems like it happened a lifetime ago, but she can distinctly recall standing on a stage, as a production assistant, looking out at a "tsunami of humanity" as Jimi Hendrix began playing in August of 1969.

"It was like the music played Jimi ... his whole body was electric and everything about him was spectacular," Agri said.

(...)

Agri got to meet Jimi Hendrix, Janis Joplin and other performers.

She described Hendrix as an extremely "gentle" human being who was unbelievably gifted.

Agri recalled seeing Hendrix at an Atlanta, Ga., hotel after Woodstock and making him a smoothie, noting to him that she wanted him to be more "healthy."

Source : http://www.fosters.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20090802/GJNEWS_01/708029862/-1/FOSNEWS



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:11

Souvenir de Woodstock (suite) :

"Jimi at that point was the biggest rock act in the world," said Lang, who had paid Hendrix $5,000 for Miami Pop and $50,000 for Woodstock. "I wanted him to open the show with an acoustic set and close with the band."

The acoustic set never happened, and, when it became apparent that the festival was running considerably late, Lang offered to have Hendrix play at midnight on Sunday instead of in the final spot.

"His manager said, 'No, no, no, Jimi's got to close the show,' " the promoter said. "And I said, 'Are you sure you want to close the show?' and he said, 'Absolutely.'

"So he went on at 9 o'clock in the morning," Lang said, "and what amazed me about his performance was that he was unfazed. It didn't bother him at all."

Source : http://www.columbusdispatch.com



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:12

Souvenirs de Woodstock (suite) :

"I can still picture me standing there looking up, the stage was quite high and I could hear him talking without his microphone," she says of Hendrix, who performed songs that have become classics such as Purple Haze, Hey Joe and Foxy Lady, plus that searingly beautiful rendition of The Star-Spangled Banner.

"He had a cigarette on the end of his guitar," she says. "I had never seen that before. I thought that was kind of cool. And it was just awesome, and to feel the energy of all the people behind me . . . it is a palpable thing, to feel that energy.

"I could just hear him talking to the guys, I don’t remember the words but you know he would be talking to his band members and just chatting back and forth.

"I could hear his voice — I was that close, that I could hear his voice."

Source : http://thechronicleherald.ca/ArtsLife/1136433.html



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:12

Due to weather-related days and a desire to have the crowd exit in an orderly fashion, Sunday’s show was extended into Monday morning. By the time Jimi Hendrix appeared, most of the attendees were on their way home. Hendrix—wearing jeans, a white leather jacket with heavyduty fringe, and a pinkish red scarf, wrapped around his carefully coiffed Afro—stepped onto the stage and introduced his ensemble, an untested band assembled just weeks before and about to make its first-ever performance.

BILLY COX [Hendrix] got in touch with me and told me he needed my help very desperately. I just dropped everything here in Nashville and I went to New York and we got together. We did some other small jobs down in the Village and some other places. But otherwise we constantly stayed in the recording studio, coming up with ideas for songs.

We found out that there was this festival that was fixing to happen in Woodstock. We just thought it was going to be an ordinary event; we didn’t realize how astronomical it was going to be. We rehearsed in Chopin, New York, which is maybe 15 minutes away. We got together with Larry Lee, a guitar player who was a friend from years gone by, Mitch Mitchell, Juma Sultan and Jerry Velez on congas, and Jimi and myself.

The band played a dozen songs that morning, including “Message to Love,” “Spanish Castle Magic,” “Foxey Lady,” and “Voodoo Chile (Slight Return).” Although the crowd had thinned to about 30,000, according to one estimate, Hendrix played as if the festival was at its peak. In a sense it was, thanks to his incendiary show, which culminated in Woodstock’s high point: his solo performance of “The Star-Spangled Banner.”

COX I remember specifically when he did “The Star-Spangled Banner.” If you listen to the first five or six notes, I’m playing with him, and then I said, “Wait a minute, I better get out of this—we didn’t rehearse this.” And what a performance! What a solo! I’ve never heard another to compete with it. We did not have a set list; we just followed Jimi’s lead. We never rehearsed that at all. I will never forget that, and that will always stay with me and be on my mind.

Three songs later, Hendrix was done, and Woodstock was history, immortalized in not only its albums and film but, more significantly, the empowerment of a generation and the transformation of society.

Source : http://www.guitarworld.com/article/woodstock_1969_high_times?page=0%2C6



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:13

Une chronique sévère :

http://www.thewrap.com/article/it-launched-some-bands-was-downer-others_5085
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:14

A voir : Entretien d'Alan Douglas en v.f.
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:15

Entretien accordé à Gillian Saich le 28 août 1970, publié dans le New Musical Express du 5 septembre :


"Strangely, there were only 15000 people left when we played at Woodstock as I insisted on playing in daylight which meant waiting until the fourth day and most of the kids had split by then."

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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:17

Citation :

chimichunga a dit :


Béthel est en fait pas près de Woodstock, il est de 69 kilometres éloigné.
Le festival a toujours été présenté comme « An Aquarian Exposition » et non « Woodstock Festival » Ce nom ne réussit qu'à passer due à la chanson de Joni Mitchell. Il a été annoncé comme étant "proche White Lake" et le nom par lequel il était souvent appelé, avant le « Woodstock » de sortie vidéo.
Le « Woodstock Music and Art Fair » 'est pas le titre du festival, il a été le nom de la société de production.
Le groupe a été présenté comme simplement « Jimi Hendrix », il a été présenté comme « The Jimi Hendrix Experience », Jimi a ensuite présenté d'abord comme « Gypsy Sun and Rainbows » et aussi comme « A Band of Gypsies », plus tard dans le spectacle qu'il a appelé les « Sky Church ». Cinq titres pour un show! Le seul titre qui ait jamais été utilisé par la suite été « Band of Gypsy's » - que pour trois dates. Les autres titres n'ont jamais été utilisés à nouveau. Tous les autres concerts ont été facturées comme « The Jimi Hendrix Experience » ou (parfois) juste « Jimi Hendrix ».


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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:19



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:19



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:30



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:30



Le mec chauve est Gerry "Morrison" (nom actual - Brietman), le conseiller de Michael Jeffery et le gars avec le chapeau est Gerry Velez.








Dernière édition par Titi le Mer 14 Juil 2010 - 18:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:41

















Dernière édition par Titi le Mer 14 Juil 2010 - 18:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:42




Citation :
Purple Jim a dit :
La photo à la base de l'illustration pour "Crash Landing".



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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:44




Photo de Arnold Doren
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:44





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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:48

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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:49





























Dernière édition par Titi le Mer 14 Juil 2010 - 18:11, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:53

Juste avant que tout ne bascule sur le "Star Spangled Banner" :







"Foxy Lady" :







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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Mer 14 Juil 2010 - 17:54










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MessageSujet: Re: Live At Woodstock (1999)   Aujourd'hui à 6:57

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