Jimi Hendrix


 
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 Montréal (Aréna Paul Sauvé) : 2 avril 1968

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Mousme



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MessageSujet: Montréal (Aréna Paul Sauvé) : 2 avril 1968   Mar 13 Juil 2010 - 22:56

Montréal (Aréna Paul Sauvé) : 2 avril 1968

Titres :

1. Intro
2. Killing Floor
3. Hey Joe
4. Fire
5. Red House
6. Foxy Lady
7. I Don’t Live Today
8. Manic Depression
9. Purple Haze
10. Wild Thing

Source : French Kiss



Voici un enregistrement audience de qualité extrêmement moyenne. La prise de son est lointaine et il en résulte beaucoup de résonance, style hall. L’ensemble est néanmoins audible, et en tendant bien l’oreille, on entend tout de même les trois instruments. C’est l’un des rares concerts donnés par l’Experience au Canada (avec Ottawa, Vancouver et Toronto en 1968, puis de nouveau Toronto en 1969).



Le nom du groupe est cité par un présentateur au public lors de l’Intro, suivi bien entendu d’une salve d’applaudissements. Jimi offre alors a capella quelques mélodies très agréables à la wha wha.

L’intro de "Killing Floor" est plus longue que d’habitude. Lors des couplets, si on entend la section rythmique se démener comme jamais (surtout Mitch), le chant est pratiquement inaudible, effacé par les trois instruments. La version proposée est très courte à partir du début du chant, mais idéale pour débuter un concert, et l’interprétation est excellente.

Le groupe enchaîne sans transition sur "Hey Joe", sans rallonge de l’intro comme à Ottawa deux semaines plus tôt, mais avec l’habituelle citation de "I Feel Fine" des Beatles. Le chant est toujours aussi mal restitué, et c’est dommage car comme pour le premier morceau, le groupe est en super forme.

Après quelques secondes de réaccordage, Jimi s’inquiète comme pratiquement à chaque concert pour les oreilles des spectateurs, et c’est "Fire" qui débute sur un tempo très rapide. L’Experience ne fait pas vraiment dans la délicatesse, mais peut-être que la bande défile trop vite...

Enfin un peu de calme. C’est ici qu’a été enregistrée pour la dernière fois "The Wind Cries Mary", sublime ballade qui fait pleurer tout le monde à chaque écoute. Malgré une grossière fausse note à la toute fin du solo, le jeu de Jimi est tout en subtilité, proposant des variantes dans sa rythmique lors du dernier vers. Une seule chose à faire pour le public : se taire et écouter religieusement.

La tracklist est vraiment basée sur les singles et AYE, et "Foxy Lady" est jouée comme lors de pratiquement chaque concert. Seule la guitare se détache assez distinctement, sans trop de distorsion. L’interprétation est encore une fois très bonne. Il est bien dommage que ce concert n’ait pas été enregistré soundboard. On pourrait aisément le comparer à Monterey. Les titres sont courts, directs, efficaces, et sans aucune jam.

"I Don’t Live Today" souffre aussi de la mauvaise qualité audio du chant. Le solo final est ici par contre très long et le vibrato chauffe. Un spectateur réclame "Purple Haze".

Jimi se raccorde très soigneusement et annonce "Manic Depression". Il n’y a, sauf erreur de ma part, que 8 versions enregistrées en public (hors BBC) de ce morceau. Celle-ci est magnifique, jouée comme "Fire" sur un tempo d’enfer. Le solo est très énergique et absolument superbe. Quel tueur ce Jimi !

"Purple Haze" est maintenant exigée par notre spectateur indélicat à plusieurs reprises. Le groupe n’est pas en place lors des premières mesures, ainsi que juste après le solo, et l’interprétation ne restera pas dans les annales. On entend toujours aussi mal le chant, mais la fin, jouée a capella avec les dents, est par contre très bonne.

Sans transition, "Wild Thing" présente très certainement un cut juste après la citation du "Strangers In The Night" de Sinatra et le solo manque cruellement de direction musicale. La fin du show est comme souvent délirante et le matériel souffre.

Pour conclure, mis à part pour les deux derniers titres, les versions proposées lors ce concert sont vraiment excellentes, mais c’est peut-être dommage qu’aucun titre d’"Axis" n’ait été présenté. Lors de ce mois d’avril, le groupe enchaînera les concerts à un rythme moins soutenu qu’en février-mars.
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Electric Thing



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MessageSujet: Re: Montréal (Aréna Paul Sauvé) : 2 avril 1968   Mer 14 Juil 2010 - 1:57

Citation :
Ayler a dit : Sur l'ancien forum, Chinogero avait proposé le 10/08/2006 une chronique fort intéressante de ce concert, que je replace ici :

Chronique difficile car le son de ce concert est assez boueux, l’enregistrement audience ayant dû être réalisé loin de la scène : on entend la guitare à distance, un vague écho de basse et quelques martellements de batterie. La voix est audible, mais c’est heureusement la guitare que l’on entend le mieux.

C’est la seconde prestation de l’Experience au Canada après le concert à Ottawa au Capitol Theatre le 19 mars 1968 (le deuxième show de ce concert est sorti officiellement sur Dagger, et bénéficie quant à lui d’un son soundboard).

Le Canada est un pays que Jimi connaît depuis son enfance, car il a notamment passé du temps à Vancouver (lors de vacances scolaires en 1949 pour la première fois), chez sa tante Patricia et sa grand-mère paternelle Nora.
Seattle se trouve en effet à seulement 300 km de Vancouver, et Nora Rose Moore s’y est établie à la fin des années 1910 avec son mari Ross Hendrix (elle contribuera d’ailleurs à la fondation de la Vancouver’s Fountain Chapel). Le père de Jimi, James Allen "Al" Hendrix, est ainsi né à Vancouver comme ses frères et sœurs, avant de s’installer à Seattle.

Par ailleurs, à l’hiver 1962, alors qu’il est déjà musicien sur le Chitlin’ Circuit après son départ de l’armée, Jimi retournera à Vancouver chez sa grand-mère pour y jouer avec le groupe Bobby Taylor and the Vancouvers, avec lequel il jouera au club Dante’s Inferno (titre d’un célèbre bootleg).

Mais Montréal n’est pas non plus un lieu inconnu pour Jimi : il a joué en effet en 1964 avec les Isley Brothers à l’Upton Club, et il y a rencontré pour la première fois Buddy Miles.

Le 2 avril 68, au cœur de cette première tournée américaine, le Jimi Hendrix Experience est donc programmé au Paul Sauvé Arena, une enceinte couverte construite en 1960 dans le "Southwest corner of Pie IX boulevard and Beaubien Street in the Rosemont borough of Montreal". Ce lieu sera utilisé d’abord pour des compétitions de Catch, puis pour les matchs de la Junior League de hockey). Il sera détruit en 1996.

La première partie du concert est assurée par Soft Machine et Olivus. Après quelques recherches sur internet, j’ai trouvé que ce groupe canadien était emmené par Bernie Filkestein qui, lors d’une interview, se rappelle d’OLIVUS (qu’il fallait écrire O.L.I.V.U.S) comme étant un mauvais groupe, mais La Gazette de Montréal mentionne Olivus comme étant au contraire excellent.
Commentaire de Filkestein : "Ils [les journalistes] devaient être plus défonçés qu’on l’était !"

Ce concert est particulier par son ambiance électrique : le Roadie Neville Chesters, qui tenait un journal de cette tournée, a noté : "Révoltes ! plus de flics ont dû être mobilisés pour calmer les gosses. Juste à la fin, un mec est monté sur scène et a volé le micro et le pied de micro de Noel. Soudain, toutes les lumières se sont allumées, et c’était le chaos total."
Par ailleurs, Chesters se souvient : "la scène faisait 10 à 12 pieds de haut, et j’ai vu un mec monter derrière et me piquer ma caisse à outils ; tout ce que je possédais étant dans cette caisse bleue, et je l’ai vu dévaler les escaliers, j’ai alors traversé la scène en courant, et en sautant je me suis éclaté par terre : j’ai failli me casser les jambes."

Ce concert est également particulier par la présence de Jim Morrisson, le chanteur des Doors.
Celui-ci, dans le chaos ambiant, est monté sur scène visiblement défoncé. Le chanteur anglais Geno Washington se souvient : "le lieu était vraiment bondé, et je vois Morrisson qui titube vers le devant de la scène en buvant et qui dit :
- Morrisson : ‘Hey Jimi ! Jimi ! Laisse moi monter et chanter mec, et on va faire toute cette merde ensemble..
- Jimi : c’est OK, je peux me débrouiller seul.
- Morrisson : Hey, tu sais qui je suis ? Je suis Jim Morrisson des Doors !
- Jimi : Je sais qui tu es, et moi je suis Jimi Hendrix" (cité dans Electric Gypsy).

L’ambiance est donc exécrable, mais le concert est plutôt bon.

1) INTRODUCTION/KILLING FLOOR
Le présentateur annonce le Jimi Hendrix Experience, qui arrive aussitôt sur scène. Jimi s’accorde avec Noel et lance quelques très belles phrases blues, qu’il développe à la wah-wah, pour une très belle intro. Il enchaîne ensuite sur le riff de "Killing Floor", qu’il fait durer un moment en l’enrichissant. Noel et Mitch rentre alors, et Jimi semble en grande forme : son jeu est brillant, sa technique éblouissante. Dommage que le son soit mauvais, car le solo est difficile à analyser bien qu’il paraisse vraiment puissant…
Le public est en tout cas ravi, les applaudissements sont nombreux.

2) HEY JOE
Le trio enchaîne sans transition sur "Hey Joe", ce qui excite le public ! Une version énergique, Jimi a les doigts qui le démangent : le premier solo n’est pas exécuté avec les dents, mais est très structuré et nerveux. La voix est difficilement audible, et le second solo renforce le premier.

3) FIRE
Noel remercie le public, et Jimi se réaccorde. Jimi lance le riff de "Fire" sur un tempo très rapide, mais se trompe dans les paroles, et dit, tout en continuant de jouer : "OK, I will try again". La batterie de Mitch est assez claire au départ, et le solo est comparable à la version studio, mais exécuté beaucoup plus sauvagement. Le second solo montre la qualité de son jeu de guitare sur tempo rapide. Une excellente version donc.

4/ THE WIND CRIES MARY
L’Experience poursuit le concert avec "The Wind Cries Mary". La version est bonne (la qualité du son est un peu meilleure car c’est un morceau lent), mais sans surprise. Le public semble bruyant : est-ce le début du chaos ? toujours est-il qu’il applaudit.

5) FOXY LADY
Jimi se réaccorde rapidement et lance le riff de "Foxy Lady", salué par le public. La voix est ici quasiment inaudible, mais le jeu de guitare est superbe : le solo n’est plus l’occasion de faire le show, et est un peu plus développé que sur les versions de 67. Le final est également puissant.

6) I DON’T LIVE TODAY
Jimi dédicace une fois encore cette grande composition aux indiens d’Amérique. Mitch lance donc la rythmique dite "cherokee", et la guitare rentre ensuite avec la basse. Le premier solo est assez conforme aux versions précédentes, avec l’utilisation du vibrato. A 2:15, Jimi suspend le morceau, et exécute ensuite un second solo fabuleux, sur un tempo très élevé. La qualité sonore ne permet malheureusement pas d’apprécier ce solo à sa juste valeur, mais il est l’occasion d’apprécier l’incroyable contrôle du son et de l’instrument.
Le public apprécie évidemment !

7) MANIC DEPRESSION
Quelques spectateurs commencent à demander "Purple Haze", mais Jimi annonce "Manic Depression" en se réaccordant. Ce titre a hélas été peu joué, et hormis la version du 10 septembre 67, n’aura été au sur les set-lists qu’en 1968, et pour peu de dates.
Cette version est jouée rapidement, et la voix est assez audible par moment. Le solo débute comme sur la version studio, mais est plus long et sauvage. Un très bon moment.

8) PURPLE HAZE
Quelques spectateurs demandent "Purple Haze" avec plus d’insistance. Jimi se réaccorde longuement, et Jimi lance une introduction "électronique" d’une minute 20 environ, rejoint par Mitch. Cette intro est perturbée par les demandes des spectateurs hurlant "Purple Haze", et Jimi leur répond par une courte séquence à la wah-wah. Le larsen ensuite obtenu est amplifié par la batterie de Mitch, et le riff de "Purple Haze" est enchaîné aussitôt, à la grande joie du public. Le solo est débridé, mais Jimi semble désaccordé à la fin. Le final est exécuté avec les dents, et vraiment incroyable ! Les applaudissements explosent.

9) WILD THING
Jimi se réaccorde, mais l’ambiance semble électrique. Jimi remercie le public, et un spectateur lui lance "You’re an asshole" (t’es un connard)... Jimi lance alors directement le riff de "Wild Thing", sans intro préalable. Une version avec un son de guitare très "naturel", et un final comme à l'habitude apocalyptique.

Un bon concert en conclusion, malgré une qualité sonore difficile. Une seule source est pour l'instant en circulation.
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Purple Jim



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MessageSujet: Re: Montréal (Aréna Paul Sauvé) : 2 avril 1968   Sam 22 Jan 2011 - 17:52

MONTREAL GAZETTE - by Dave Bist:
“Jimi Hendrix’s show.. .was cut short by the same foolishness that robbed us of the Who’s full finale. They were great, as expected... Olivius, from Toronto, are excellent, and if they hadn’t been on the same stage with Hendrix and The Soft Machine we’d be raving about them.”
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MessageSujet: Re: Montréal (Aréna Paul Sauvé) : 2 avril 1968   Aujourd'hui à 0:03

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