Jimi Hendrix


 
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 Hendrix In The West (1972)

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Ayler
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MessageSujet: Hendrix In The West (1972)   Sam 10 Juil 2010 - 17:31

Hendrix In The West (1972)



Face 1

1. Johnny B. Goode (Chuck Berry)
2. Lover Man
3. Blue Suede Shoes (Carl Perkins)
4. Voodoo Child (Slight Return)

Face 2

1. The Queen (Traditional)
2. Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band (John Lennon/Paul McCartney)
3. Little Wing
4. Red House

"Hendrix in the West" est sans conteste un des meilleurs albums post mortem de l'ère Michael Jeffery.
Et pour beaucoup, le meilleur Live jamais publié à ce jour, avec notamment les versions définitives de trois de ses compositions majeures ("Voodoo Child (Slight Return)", "Little Wing" et "Red House").
Dans la perspective de la sortie du film "Jimi Plays Berkeley", Jeffery demanda à Eddie Kramer et John Jansen de compiler un album à partir des bandes enregistrées à Berkeley. Aussi incroyable que ça puisse paraître aujourd'hui, Kramer estima qu'il n'y avait pas suffisamment de matériel et proposa d'élargir le recueil à d'autres concerts.
Tous étaient conscients de la qualité du concert de l'Experience au Royal Albert Hall... mais ces titres étaient en principe inutilisables pour des raisons contractuelles.
Michael Jeffery régla le problème à sa manière. Regardez les crédits de "Voodoo Child (Slight Return)" et de "Little Wing" :



Supposés provenir de la performance de San Diego, Jeffery pensait avoir réglé le problème...
Mort dans un accident d'avion en 1973, il n'aura pas la chance de défendre son cas devant les tribunaux.


Histoire de se mettre en condition, l'album débute par le "Johnny B Goode" de Chuck Berry dans une version thermonucléaire, immortalisée dans le film "Jimi Plays Berkeley".
L'introduction, qui reprend quasiment à la note près celle de Chuck Berry, montre tout ce qui le sépare de son aîné en termes de tranchant et d'agressivité.
Couplets et refrains sont joués dans la même veine : l'intensité ne retombe jamais.
Le solo central est construit selon le même schéma que celui de Berry, avec le fameux riff qui occupe les 4 premières mesures de chacun des trois cycles de 12 mesures.
Les deux tirés qui suivent ce riff aux deuxième et troisième cycles de solo sont tout simplement phénoménaux ! Le feed back qui est en embuscade décuple leur puissance.
Le solo final est l'occasion d'une dernière décharge rock'n'roll, avec un passage joué avec les dents en sus...
Un classique.

La version qui suit de "Lover Man", issue du second concert donné à Berkeley, est particulièrement impressionnante. C’est un brûlot rock joué de façon carrée, où l’improvisation ne tient qu’une place réduite (la seconde partie du solo contient la traditionnelle partie "Vol Du Bourdon" jouée sur une seule corde). Avec un jeu plus dans la lignée de Tony Williams que d’un batteur de rock classique, Mitch Mitchell propulse la section rythmique au premier rang de ses contemporaines.

La troisième plage provient de la balance de Berkeley. Publié ici dans une version éditée, le classique de Carl Perkins est désormais disponible sur le coffret pourpre. Le destin discographique post mortem de ce titre est d'ailleurs surprenant : il en existe trois versions officielles alors que "Blues Suede Shoes" n'a fait l'objet que d'une Jam informelle du Band Of Gypsys (que l'on retrouve sévèrement éditée sur "Loose Ends", puis entièrement remontée sur "Midnight Lighning") et donc de cette répétition lors de la balance des shows de Berkeley.
"Blue Suede Shoes" est d'ailleurs loin d'être le titre le plus enthousiasmant de "Hendrix In The West", mais il semble qu'un des critères retenus pour la compilation de ce recueil fut la rareté des titres (lors de sa sortie, l'album présentait ainsi 4 morceaux dont il n'existait aucune autre version dans la discographie Hendrixienne).
Dans le cadre d'une répétition, c'est un titre assez réussi, même si on est plus proche de la jam que d'un titre travaillé et destiné au grand public. Hendrix assure le service minimum en guitare rythmique lors des couplets ; il chante d'ailleurs plutôt bien (mais il ne chante pas tous les refrains).
Le solo de Jimi, d'un peu plus d'une minute, est un des plus rythmiques qu'il ait enregistré. Les nombreux tirés de Jimi rappelle eux sa langue maternelle : le blues.
Contrairement à la version officielle, il n'y a pas de fondu en fermeture : on entend la suite de la jam, qui tourne plus à la répétition. Billy Cox essaie de se caler sur les riffs de Jimi, qui joue quelques phrases mais ne développe rien : on comprend la décision d'éditer ce passage. Par contre, avec le recul, on peut trouver étonnant d'avoir publié officiellement ce titre...

Le dernier titre de la face 1 est peut-être ce que le rock a donné de mieux : à savoir la version définitive de "Voodoo Chile (Slight Return)" jouée au Royal Albert Hall le 24 février 1969 par le Jimi Hendrix Experience. Tout est parfaitement en place, les échanges entre Mitch et Jimi relèvent par moment de la télépathie.
En comparaison, les versions d'un Stevie Ray Vaughan, aussi réussies soient-elles formellement, ne sont que de bien pâles copies.


La face deux s'ouvre sur les deux premiers titres joués par Jimi à l'Ile de Wight : "The Queen", montrant là encore la capacité de Jimi à s'approprier un thème, puis le "Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band" des Beatles. Les deux titres sont très courts, et relèvent plus du clin d'œil qu'autre chose.
La transition de Mitch Mitchell entre les deux titres est ici largement éditée : Alan Douglas n'a rien inventé.

Le troisième titre de la face nous renvoie au concert du Royal Albert Hall avec "Little Wing", dont c'est là aussi la version définitive. Le génie Hendrixien est ici à son apogée : chant superbe, guitare rythmique lyrique à souhait, et un solo laissant sur place tous ceux qui s'y colleront par la suite.

Le dernier titre de l'album fut alors une révélation pour beaucoup : c'est la version de "Red House" que l'Experience a joué à San Diego (et non à Londres ce coup-ci !) en 1969, autre monument Hendrixien. Non seulement Jimi est un immense bluesman, mais on l'entend ici transcender l'idiome, jouant avec une intensité et une liberté d'un autre monde : celui de John Coltrane et d'Albert Ayler. Jimi est à la fois 100 % authentique et à la pointe de l'avant-garde, portant le blues à son plus haut niveau d'expression.


Dernière édition par Ayler le Mer 8 Juin 2011 - 12:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Sam 10 Juil 2010 - 17:32

QUESTION:
Are there any plans to reissue Hendrix In The West?

ANSWER:
Deleted by Reprise in 1974 and a prized collectable ever since, this 1972 live compilation remains a favorite of many Hendrix fans.

Experience Hendrix plans to issue separate albums featuring Jimi's performances from each of the venues represented on the record. A number of these classic performances have been included as part of the 2000 box set The Jimi Hendrix Experience. The original mixes of "Blue Suede Shoes", "Johnny B. Goode", "Red House", Little Wing", and "Voodoo Child (Slight Return)" are now centerpieces of the new box set.


Source : http://www.jimi-hendrix.com/magazine/faqs/faqs,0005.html

Experience Hendrix montrait alors le désir de publier des albums consacrés à chacune des performances dont les titres de "Hendrix In The West" sont extraits.
Le compte n'y est pas tout à fait puisque trois de ces concerts sont toujours absents du catalogue officiel :
- The Jimi Hendrix Experience - Londres (Royal Albert Hall) : 24 février 1969
- The Jimi Hendrix Experience - San Diego (Sports Arena) : 24 mai 1969
- Hendrix/Cox/Mitchell - Berkeley (Berkeley Community Theatre) : 30 mai 1970 [Premier concert]
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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Sam 10 Juil 2010 - 17:32

La chronique d'époque de Rolling Stone, signée Stephen Davis :

Scrape, Scrape. That sound you hear is Eddie Kramer, the proprietor of the late Jimi Hendrix's New York recording studio, Electric Ladyland, scraping the bottom of the Hendrix barrel for the second and possibly second-to-last posthumous album of the deceased genius' music, Hendrix In The West. But to talk about bottoms of barrels is meant in no way to deprecate this album or Kramer's work. Jimi Hendrix was to rock what Charlie Parker was to jazz—an energiser, a vitalizer, a musician who brought to the music an instinctual sophistication combined with that elemental dash of despair and irony. (And the irony that touched both Parker and Hendrix, as Raymond Mungo might say, were the ironies that kill.)

Hendrix in the West is a patchwork quilt with different degrees of texture and shade. All seven cuts were recorded live, the three best at a 1968 San Diego concert with the original Experience, Mitch Mitchell on drums and bassist Noel Redding, three more from a concert in Berkeley, where Redding was replaced by Billy Cox, and one track consisting of the first few moments of Hendrix's show at the 1970 Festival of the Isle of Wight, again backed by the rhythm section of Mitchell and Cox. All the cuts vibrate with Jimi's peculiar, exciting brand of spiritual mania, and only two lack the requisite power that labels them as filler material. If there has been significant remastering and over-dubbing, it's a job that has been pretty well done; everything sounds just the way it must have when it came blasting off the stage.

That's Jeff Dexter, the spindly compere of London's Roundhouse, introducing the band before an audience of half a million British and continental freaks and hoodlums on the lsle. Hendrix comes on and goes into one of his characteristically convoluted and undecipherable raps, which trails off ... "it'd be a lot better if you all stand up for your country and beliefs and start singing along.... And if you don't, fuck ya, hahaha." Just enough feedback noise to make you slightly nervous heralds the opening to the first number, titled "The Queen" on this album, but which is actually a distorto warpo version of "God Save The Queen," the quaint and occasionally poignant (depending on the circumstances) British National Anthem. Hendrix makes "Queen" sound as ridiculous and scary as he did that other more familiar rouser, "The Star Spangled Banner," on the boards at Woodstock and in the studio version of the same that was stuck on the Rainbow Bridge album. This bit of japery segues into, incredibly, "Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band," the tape of which Kramer allows to flow only for a merciful few yards before the song fades into oblivion.

Next a couple of gorgeous tunes from that San Diego concert, which sounds like it must have been a night: the gently soaring "Little Wing" gets a superb, careful performance from Hendrix that far surpasses the version of the song on the Axis album; and then, as Hendrix says to his audience, "what we call a little of the blues," a thirteen minute "Red House" that cuts dead the version heretofore available only on Smash Hits. As far as I'm concerned, this number is the reason for this album's existence. Hendrix's whorehouse blues is mellifluous and powerful; it doesn't try to drown the listener in an avalanche of chromium tears, but lifts you up as it builds into its final crescendo, taking you in and out of its many and changing moods. A masterpiece of a performance.

The second side is somewhat less intriguing. The first three numbers are from a concert given in Berkeley in 1970, a concert that was little more than a playful jam with Mitchell and Cox. "Johnny B. Goode" is just there--as John Lennon said recently, "if there was another name for rock and roll, it would be Chuck Berry." "Lover Man" is basically new lyrics put to the chords and changes of "Can You See Me," a number that Hendrix played at Monterey in '67. "Blue Suede Shoes" picks things up somewhat, owing as it does (in this version) a lot more to Hendrix's improvisatory ramblings than it does to good old Carl Perkins. Jimi stylizes the tune into something quite unrecognizable, and what comes out is only fair.

This record's recessional is a very rushed but otherwise perfect rendition of "Voodoo Chile" from the San Diego concert, which is played so fast that it sounds like Hendrix must have had some urgent business in the dressing room. All the same, he plays brilliantly, racing those fast, chopping licks as though he was trying to best himself at his own game.

Anyway, "Little Wing" and "Red House" are the ones to hear on this album. I'm glad its out; Jimi Hendrix was quite a musician and this unreleased material shouldn't leave a dry eye in the house. He is one man that we all miss.

Source : http://www.rollingstone.com/news/story/32743250/review_jimi_hendrixs_hendrix_in_the_west
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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Mar 13 Juil 2010 - 21:15

Hendrix In The West (LP) Polydor 2459 392 Allemagne 1971
Hendrix In The West (LP) Polydor 2310 161 Allemagne 1971
Hendrix In The West (LP) Polydor K.K. MPA 7003 Allemagne 1971
Hendrix In The West (LP) Reprise Records MS 2049 Canada 1971
Hendrix In The West (LP) Polydor 2485 116 Hollande 1971
Hendrix In The West (LP) Reprise Records MS 2049 Etats Unis 1971
Hendrix In The West (LP) Polydor 2302 018 Angleterre 1971
Hendrix In The West (Cartouche) Barclay CA 80.448 France 1972
Hendrix In The West (LP) Polydor 2310 161 Australie 1972
Hendrix In The West (LP) Barclay 80 448 Europe 1978
Hendrix In The West (LP) PGP RTB LPV 5776 Yougoslavie 1978
Hendrix In The West (CD) Polydor 831 312-2 Allemagne 1988
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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Lun 2 Aoû 2010 - 22:10

Je viens de me trouver l'orginal US en vinyle pour une bouchée de pain, il est donc sur la platine en ce moment. C'est cette édition :

mandrake a écrit:
Hendrix In The West (LP) Reprise Records MS 2049 Etats Unis 1971

D'ailleurs les dates données par Mandrake indiqueraiet que le disque est de 71 et non de 72 (mon édition indique aussi 71 sur la pochette mais par contre 72 sur le disque :cyclops: ). Et l'ordre des titre est différent de la version chroniquée ici, les 2 faces sont inversées sur le disque. Par contre l'ordre des titres indiqué à l'intérieur et au dos de la pochette est le même qu'ici à l'exception de Lover Man et Johnny B. Goode qui sont inversées (avec une belle faute "Voodo Chile". Au dos, ils ont lamentablement essayé de corriger cette erreur en réécrivant une ligne plus bas "Voodoo Chile"... bref ça fait pas très sérieux sérieux...



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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Lun 2 Aoû 2010 - 22:39

1971 correspond sans doute aux copyrights. Selon toutes mes sources, le disque n'est sorti qu'en 1972.
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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Lun 2 Aoû 2010 - 22:51

Oui tu as raison :
- Sur la pochette il est écrit (c) 1971 (donc le Copyright)
- Sur le rond central du disque : (p) 1972 (indiquant la date de première publication : http://www.a1cds.co.uk/copyright-symbols.htm )
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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Mer 14 Mar 2012 - 15:36

Chronique d'Yves Adrien dans Rock & Folk n°62 de mars 72:

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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Mer 14 Mar 2012 - 15:43

Encore une fois, très intéressant de voir ces chroniques contemporaines - celle-ci étant d'ailleurs assez bien vue, surtout écrite à "chaud".

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MessageSujet: Re: Hendrix In The West (1972)   Aujourd'hui à 4:23

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