Jimi Hendrix


 
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 LA Without the Words

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Ayler
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MessageSujet: LA Without the Words    Sam 10 Juil 2010 - 12:58

LA Without the Words







01. 1983... (A Merman I Should Turn to Be)
02. Beginnings
03. Bolero
04. Dancing Blues
05. Ezy Ryder
06. Lord I Sing the Blues for Me and You
07. Lover Man
08. Midnight Lightning
09. Peace in Mississippi
10. The Things I Used to Do
11. Valleys of Neptune


"Outtake Masters: LA Without the Words" (Collector's Disc/Sharing The Groove) est une édition améliorée de l'ATM 006 : "LA Without the Words". "1983... (A Merman I Should Turn to Be)" n'est en effet pas présent sur ce dernier.
Le matériel proposé ici vient notamment des KPFA Tapes, ce qui explique l'excellentissime qualité audio de ce pirate. La station de radio KPFA (FM 94.1, Berkeley) avait obtenu d'Alan Douglas certaines copies de Masters d'origine inédits afin de proposer des émissions sur Jimi Hendrix en 1982.
En raison de sa qualité, "LA Without the Words" sera un des boots de référence pour les chroniques à venir.


"1983... (A Merman I Should Turn to Be)", qui ouvre ce recueil, est connu des amateurs du guitariste : c'est la même version que sur le coffret officiel "Lifelines", avec une qualité audio supérieure !
Le mixage est minimaliste (tous les instruments ne sont pas présents). Il est centré sur la voix de Jimi, superbe. La partie chantée est d'ailleurs différente de celle de la version publiée du vivant de Jimi.
Contrairement à cette dernière, le mixage prend une tournure presque excessive par l'intensité des effets de studio, mais dont le rendu est impressionnant.

"Beginnings" ("Jam Back at the House" [S738]), sans doute enregistrée le premier juillet 1970 à l'Electric Lady, avec Juma en plus de Billy et Mitch est particulièrement intéressante : c'est la version officielle parue sur "War Heroes"... non éditée. L'instrumental gagne 1:17, et le rendu est vraiment supérieur. La montée progressive de l'intensité fonctionne parfaitement : le solo arrive comme une libération.
Pourquoi ne pas avoir publié la version complète sur "First Rays Of The New Rising Sun" ?

Suit une version de près de 6 minutes du "Bolero" [S982], enregistré à la même période par le même groupe. La prise est minimaliste, mais parfaitement interprétée. On peut se demander pourquoi cet instrumental n'a jamais été publié officiellement : c'est une sorte de flamenco électrique, dont on retrouve les prémices dans la "Woodstock Improvisation", qui aurait tout à fait pu servir de titre de transition dans le cadre du double ou triple album que Jimi prévoyait.
Le "Bolero" montre un aspect différent du guitariste qui mériterait au minimum une publication sur un Dagger Records... qui, à ce jour, fait l'impasse sur les sessions de l'Electric Lady.

"Dancing Blues" est connu sous de nombreux titres ("Stray Blues", "Hollywood Jam", "Winter Blues" ou "Hollywood/Duet Jam", et répertorié comme "Instrumental Jam (JS3)" sur le site de Doug Bell, qui situe la séance au 6 novembre 1968 au Record Plant.
Les autres musiciens (basse/guitare/batterie) ne sont pas identifiés.
C'est un instrumental au tempo soutenu, avec un seul accord, d'inspiration blues.
Jimi commence par un solo à la wah wah, mais cède la place au mystérieux guitariste avant même la deuxième minute. Il y a pas mal d'interactions (l'inventivité de Jimi à la rythmique est à souligner), et l'autre guitariste est loin d'être un manche (sans mauvais jeu de mots !).
Jimi reprend les commandes avant la sixième minute, mais c'est avant la septième qu'il branche son Axis Fuzz pour un solo dévastateur.

La date de "Ezy Ryder" [S993], son personnel (mis à part Mitch Mitchell) et son lieu d'enregistrement sont incertains. C'est en fait un proto-"Ezy Ryder", directement inspiré du "Dance" écrit par Noel Redding (mais dont je doute de la présence en raison de la complexité technique de la ligne de basse). C'est un enregistrement studio particulièrement intéressant car le travail de mise en place effectué ici est considérable (il y a des overdubs de Jimi, avec des parties de guitare jouées avec de l'Octavia). Les arrangements sont assez complexes. On notera que certains patterns du pont central ont été écartés de la composition.

Suit "Lord I Sing the Blues for Me and You", qu'on retrouve parfois sous le nom de "Lord, I Sing The Blues", "You And Me Blues" ou "Blues For Me And You" : ce sont les paroles du seul cycle chanté de ce long blues (plus de 10 minutes), quasi instrumental où Jimi échange les soli avec un Larry Lee en nettement meilleure forme qu'à Woodstock. C'est a priori Billy Cox à la basse, avec sans doute un percussionniste du Gypsy Sun & Rainbows. Le batteur est nettement plus incertain.
L'enregistrement date du 6 septembre 1969 selon la discographie de Doug Bell (au Hit Factory).
Jimi se charge du premier solo, peut-être sur sa Gibson SG...
Larry Lee prend la suite aux environs de la troisième minute. Sans être inoubliable, il ne joue cette fois-ci pas trop faux... même si ça traîne en longueur.
Jimi reprend les commandes à la septième minute. Il chante son unique couplet à la neuvième minute.

La quatrième prise de "Lover Man" [S762], enregistrée aux TTG Studios, est celle qui fournira l'essentiel de la version hybride de "South Saturn Delta". On peut se demander pourquoi il ne l'ont pas laissé ainsi, car les quelques imperfections présentes ne lestent pas une performance énergique rappelant le Cream de "Crossroads", mais aussi le "Rock Me Baby" de Monterey dont certains éléments du solo sont ici repris.

"Midnight Lightning" fait partie des morceaux n'ayant étrangement jamais fait l'objet d'une quelconque publication officielle. Son titre est sujet à caution : "Midnight Lightning" pour certains (sans doute à cause du concert de l'Ile de Wight), appelé "L.A. Without The Words" ou "Lower Alcatrazz" par d'autres, je pencherais plus simplement pour "Keep On Groovin'" en raison du texte.
Si le personnel est certain (Billy Cox et Mitch Mitchell), la date de la séance, elle, l'est nettement moins.
C'est sans aucun doute la version la plus aboutie d'un thème récurrent dans la carrière de Jimi, que ce soit en jam ou en Live (intégré dans d'autres morceaux alors, comme à Berkeley).
La prise est minimaliste (il n'y a qu'une seule guitare), mais réussie et pourrait éventuellement être publiée officiellement.

"Peace in Mississippi" [S755], enregistrée le 24 octobre aux TTG Studios avec l'Experience est présentée ici dans sa version la plus complète, sans aucune des altérations d'Alan Douglas. La performance traîne peut-être un peu en longueur par moments, mais il n'en reste pas moins qu'il y a certaines fulgurances intéressantes dans ce titre redevenu inédit avec la disparition de "Voodoo Soup". Une réédition Dagger serait le minimum...

Disponible un moment officiellement sur "Lifelines", "The Things I Used to Do" [S761] est issu de la session au Record Plant du 15 mai 1969 avec Johnny Winter à la slide, Stephen Stills à la basse et Dallas Taylor à la batterie.
Même si la mise en place est parfois un peu limite, les échanges guitaristiques entre Johnny Winter et Jimi se font dans la bonne humeur, sans être inoubliables. C'est une version moins intense que celle, fabuleuse, jouée à Newport le mois suivant.

C'est avec une version instrumentale de "Valleys of Neptune" [S770] datant des séances au Hit Factory d'une partie du Gyspsy Sun & Rainbows en 1969 que se termine le recueil. Le travail de mise en place rythmique n'est toutefois pas arrivé à son terme : les interventions de Larry Lee, surtout en fin de morceau, ne sont pas toujours pertinentes, voire limite hors tempo.

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MessageSujet: Re: LA Without the Words    Jeu 23 Sep 2010 - 17:58

Citation :
jualino a dit :

On retrouve ce contenu dans le second disque de the electric church

Electric Church Outtakes pour être plus précis (et il faut l'être avec les boots de Jimi...).

A ne pas confondre avec Electric Church Music le live à Stockholm (Konserthuset) du 9 janvier 1969 (premier concert), ni avec Electric Church Music - Part One, qui correspond au boots Jimi In Denmark soit le live du 10 janvier 1969 (premier concert), ne pas confondre aussi avec Electric Church Magic qui propose les deux show du 9 janvier 1969 à Stockholm.... ni surtout avec Electric Church de chez Kobra Records, qui propose :

1. Electric Church
(21th October 1968, TTG Studios)
2. Message To Love
(live 18th August 1969, Woodstock Festival)
3. Can You Please Crawl Out Your Window?
(October 1968, Soundcheck Winterland Arena)
4. Freedom Jam
(20th November 1969, Record Plant Studios)
5. Captain Coconut
(Outtake)
6. Midnight Lightning
(14th July 1970, Electric Lady Studios)
7. Rainy Day Practice Session
(10th June 1968, Record Plant Studios)
8. Message To Love
(28th August 1968, Hit Factory)
9. Villanova Junction
(23th January 1970, Record Plant Studios)
10. Hear My Train A Comin'
(21th May 1969, Record Plant Studios)
11. Belly Button Window
(alternate take, 22th August 1970, Electric Lady Studios)
12. Power Of Soul Session
(outtakes, 16th January 1970, Record Plant Studios)


Mais effectivement le cd2 d'Electric Church Outtakes propose la même chose que LA Without the Words , mais dans un ordre différent !

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MessageSujet: Re: LA Without the Words    Jeu 23 Sep 2010 - 18:00

Citation :
Ayler a dit : "Midnight Lightning" fait partie des morceaux n'ayant étrangement jamais fait l'objet d'une quelconque publication officielle. Son titre est sujet à caution : "Midnight Lightning" pour certains (sans doute à cause du concert de l'Ile de Wight), appelé "L.A. Without The Words" ou "Lower Alcatrazz" par d'autres, je pencherais plus simplement pour "Keep On Groovin'" en raison du texte.
Si le personnel est certain (Billy Cox et Mitch Mitchell), la date de la séance, elle, l'est nettement moins.
C'est sans aucun doute la version la plus aboutie d'un thème récurrent dans la carrière de Jimi, que ce soit en jam ou en Live (intégré dans d'autres morceaux alors, comme à Berkeley).
La prise est minimaliste (il n'y a qu'une seule guitare), mais réussie et pourrait éventuellement être publiée officiellement.
Un titre assez complexe finalement dans sa composition... les changements sont fréquents. On part sur un truc très rythmique, typique de Jimi, puis à 1.11 Jimi change complètement le truc pour partir sur un rock endiablé (1.22) et retomber quelques secondes après (1.29) dans une ambiance intimiste avec une guitare qui brode tranquillement en accompagnant les paroles quasi parlées de Jimi (passage planant et complètement surnaturel !)

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