Jimi Hendrix


 
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 Rainbow Bridge (1971)

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Electric Thing



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MessageSujet: Rainbow Bridge (1971)   Jeu 8 Juil 2010 - 20:44

Rainbow Bridge (1971)



Face 1

1. Dolly Dagger
2. Earth Blues
3. Pali Gap
4. Room Full Of Mirrors
5. Star Spangled Banner

Face 2

1. Look Over Yonder
2. Hear My Train A Comin'
3. Hey Baby (New Rising Sun)

Rainbow Bridge l'album, n'est pas à confondre avec Rainbow Bridge Concert (de Purple Haze Records), ni avec Rainbow Bridge le film (qui contient, en bande son une partie de l'album, et filmée une petite partie du live).

Non, Rainbow Bridge, sorti en novembre 1971, produit par Kramer, c'est deux faces d'un vinyle qui n'a JAMAIS été réédité en cd, et qui se voulait être le complément indispensable à The Cry Of Love dans, déjà, le projet fou et irréalisable d'offrir au public le fameux dernier album de Jimi jamais fini...

Maintenant il existe First Rays, Voodoo Soup, et South Saturn Delta... qui ne font que remplacer, et très mal, leurs aînés.


Rainbow Bridge n'a donc que deux défauts : il n'existe pas en cd et sa pochette est une des plus horribles...


Et musicalement... eh bien musicalement c'est d'abord LA CLAQUE. Jimi est fantastique, ses soli sont explosifs, lumineux, flamboyants, d'une liberté et d'une richesse sonore sans nom !
Ensuite c'est plutôt bien foutu (surtout la face 1) avec beaucoup d'inédits, des compositions somptueuses, une ambiance chaleureuse, festive. L'album est d'une beauté incroyable. Il s'écoute avec un plaisir jamais contrarié, et peut tourner sur la platine pendant des jours, des mois, des années sans vous lasser !

Et ça commence tout de suite par une fougueuse cavalcade, joyeuse et entraînante... On est déjà debout à sauter en l'air... Dolly Dagger.
Jimi comme je l'aime : lyrisme éclatant, sa guitare en racontant autant que lui. Le solo final accompagné de choeurs (moi j'aime bien) est lumineux, explosif, plein de rythme !

Toujours la même folie festive pour Earth Blues. Un titre que j'aurais bien vu dans Electric Ladyland. Tout m'y fait penser : le son, le mixage de la voix de Jimi, les effets de la guitare...
Un titre sublime !
Un mix étrange sur la toute fin !!!

Suit, Pali Gap, le plus grand instrumental de l'histoire de la musique !
ENORME... Voilà pourquoi Rainbow Bridge fut, est, et restera toujours chéri, respecté, écouté...
Les guitares s'entrecroisent, se caressent, se racontent... Un sommet !

En ouvrant les yeux encore larmoyants, pas encore remis, c'est Room Full Of Mirrors, mixé version course poursuite dans les rues de N.Y avec sirènes hurlantes et rythme endiablé. C'est Buddy dans ses oeuvres et c'est le pied (hein Purple !). Jimi lui enquille solo sur solo... et c'est de la pure folie.
Brisez le miroir et la vie vous explosera à la face !
Là encore le titre se termine par un mixage assez étrange avec retour du son !

Star Spangled Banner, en version studio termine cette première face. Voilà encore ce que pouvait nous offrir ce splendide Rainbow Bridge... Une version enregistrée le 18 mars 1968 qui n'a pas l'intensité émotionnelle de celle de Woodstock, mais elle est tout simplement CATHEDRALESQUE !
Les effets avec les bandes à l'envers sont bluffants (comme d'habitude remarque !) et quand on sait de quelle manière déconcertante il les faisait (cf le dvd Hendrix La Légende, on se dit que ce mec était vraiment un génie !

Début de la deuxième face avec un deuxième morceau de l'Experience (après SSB), Look Over Younder. Le début nous fait revenir sur terre mais pour mieux y rebondir et repartir de plus belle dans les étoiles... En effet le rythme s'accélère rapidement et Jimi nous lance en orbite avec un solo ultime qui explose tout... AH que c'est bon... et les amplis en hurlent de bonheur !
Break et le rythme change de nouveau... avant un dernier embrasement et un final apocalyptique !

Hear my Train A Comin est un titre LIVE !!! Et oui ! Mais pas n'importe quel live : Berkeley 30 mai 1970 avec une version d'anthologie. Le choix est particulièrement bon même si assez surprenant dans un album studio se voulant être "une partie" du 4ème studio de Jimi !
L'ambiance et le son sont typique de sa musique en cette fin de règne... C'est ÉNORME et le solo de Jimi est magique, parfait.
Jimi flirte avec l'absolu et sa musique est véritablement devenue un message... Electric Church Music...
La claque !

Et voilà déjà la fin... avec une de ses plus belles compos Hey Baby. Un titre sublime dont l'intro, un instrumental à couper le souffle, magique, est une claque à lui tout seul !
Et quand Jimi lance "Is the microphone on" on est déjà loin, très loin... envoûté par cette beauté, cette délicatesse. La rythmique est légère, douce, merveilleuse. Où sommes-nous ? Au paradis mon ami ! Au Pays de la Dame Électrique certainement...
Le titre est sensuel, irrésistible. Un dialogue s'engage entre Jimi et une femme icône et je ne rêve que d'une chose, c'est de partir avec eux... Yes Take Me Along Right Now !
Ce morceau me fait chialer à chaque fois que je l'écoute, comme Pali Gap !


Rainbow Bridge... pour la vie ! I love you


Dernière édition par Electric Thing le Mer 11 Aoû 2010 - 17:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Jeu 8 Juil 2010 - 21:06

La mention "Original Motion Picture Sound Track" (en VF : bande originale du film) accolée au titre de l'album, "Rainbow Bridge", n'est pas à prendre au pied de la lettre. C'est en effet uniquement pour des raisons contractuelles que le second album studio post mortem de Jimi Hendrix porte cette mention. La musique présentée ici n'a d'ailleurs rien d'une musique de film. Afin d'obtenir une rallonge de la Warner (pour financer les studios Electric Lady), Mike Jeffery avait eu l'idée de proposer une bande originale de film à la maison de disque : le contrat initial ne mentionnant pas ce cas, c'était un moyen astucieux d'arriver à ses fins... tout en obligeant Jimi à s'impliquer dans "Rainbow Bridge", le film, concurrent sérieux au titre de "plus grand navet de tous les temps".
Tous les titres de "Rainbow Bridge", l'album, ne se figurent donc pas dans le film et, inversement, la musique que l'on entend au cours du film ne retrouve pas forcément sur le disque. Il n'y a ainsi dans la bande originale du film aucune trace des deux concerts donnés par le trio Hendrix/Cox/Mitchell à Maui le 30 juillet 1970, dont sont extraits les seuls moments dignes d'intérêt du film.
Il ne faut pas non plus confondre l'album "Rainbow Bridge" sorti fin 1971 avec "The Rainbow Bridge Concert", le double album officieux publié en 2002 par Purple Haze Records, qui retrace les deux concerts en question :


Désormais retiré du catalogue, et jamais réédité en CD, "Rainbow Bridge" est pourtant un album historique, que la plupart des amateurs qui ont découvert Hendrix du temps où il fallait encore se lever pour changer de face appréciaient autant que les albums publiés du vivant du guitariste. Ce ne sera pas le cas des albums studio présentant du matériel inédit publiés par la suite.
"Rainbow Bridge" est un album magnifique... et pourtant presque miraculeux. L'album est en effet aussi fort que "The Cry Of Love" alors que le matériel présenté est globalement loin d'être aussi avancé que celui de son aîné. Sur les 8 titres de "Rainbow Bridge", il n'y a que trois titres qui auraient pu raisonnablement figurer sur le quatrième album studio de Jimi. "Dolly Dagger" et "Room Full Of Mirrors", retenus dans un premier temps pour figurer sur "The Cry Of Love", et "Earth Blues", le morceau qui cristallisait tout ce que Mike Jeffery détestait dans l'évolution musicale de Jimi.
Le reste est composé de démos plus ou moins avancées (une version très brute de "Hey Baby (New Rising Sun)", jouée Live en studio et un exercice de style : "Star Spangled Banner"), d'une jam améliorée ("Pali Gap"), d'un titre Live ("Get My Heart Back Together", baptisé ici "Hear My Train A Comin'") et d'un titre du dernier album studio avorté de l'Experience ("Look Over Yonder").
Pourtant, la magie opère, grâce au subtil équilibre trouvé par les producteurs de l'album (outre Jimi) : Eddie Kramer, John Jansen et Mitch Mitchell. Selon Eddie Kramer, le travail de production post mortem fut toutefois considérable sur certains titres. Il est parfois difficile à évaluer : aucun pirate ne retrace la fameuse session du premier juillet 1970 à l'Electric Lady Studio.


C'est lors de cette séance que le basic track de "Dolly Dagger" a été enregistré, mais le titre fera l'objet de nombreuses séances d'overdubs lors des semaines suivantes. Le trio Hendrix/Cox/Mitchell est renforcé par Juma Sultan aux congas et les Ghetto Fighters (qui s'appelaient encore Arthur et Albert Allen) aux choeurs.
"Dolly Dagger" fait partie des quelques titres que Jimi a terminé de son vivant : il avait prévu de le sortir comme single, avec "Night Bird Flying" en face B. Jimi a même procédé avec Eddie Kramer à son mastering le 26 août 1970. Il en existe deux versions Live, soundboard toutes les deux. La femme décrite par les paroles n'est nulle autre que Devon Wilson, la muse noire de Jimi.
Musicalement, "Dolly Dagger" est un rock funky, radicalement différent de ce que proposait le Jimi Hendrix Experience. La basse y joue un rôle nettement plus important. L'exposé du riff d'introduction qui revient tout le long du morceau est édifiante à cet égard : on y entend Billy Cox doubler le thème que Jimi joue à la guitare (exceptionnellement avec une basse dont le son est saturé via une fuzz box). L'héritage du Band Of Gypsys, où guitare et basse sont régulièrement à l'unisson, est ici manifeste. Contrairement à Noel Redding, il joue régulièrement des transitions aux moments clés du titre, jouant un rôle similaire aux breaks de batterie.
Au-delà du style, notons enfin que "Dolly Dagger" montre aussi le regain de créativité de Jimi en terme de songwriting.

"Earth Blues" est dans une veine similaire, plus black encore. Le basic track a été enregistré le 19 décembre 1969 au Record Plant : c'est donc à l'origine un titre du Band Of Gypsys, même s'il ne subsiste ici de la prestation de Buddy Miles que les choeurs qu'il a enregistré ("Everybody !"). Selon le site officiel, c'est le 26 juin 1970 que Mitch Mitchell l'aurait remplacé à la batterie : le jeu de toms de l'introduction est toutefois directement inspiré du style de Buddy Miles.
Outre Juma Sultan aux percussions, on entend les Ronettes, invitées de marque aux choeurs. Là encore, le rôle de Billy Cox est à souligner car c'est la basse, véritable moteur, qui donne la pulsion rythmique du titre. Notons enfin la qualité de la performance vocale de Jimi, qui dans un style vocal pas si éloigné que ça de celui de Buddy Miles s'en sort remarquablement.

"Pali Gap", immortalisé le premier juillet 1970 fut le grand oublié de "First Ray Of The New Rising Sun" : beaucoup considèrent cet instrumental comme le plus beau de la musique rock.
Alors que "Dolly Dagger" s'achevait, Billy Cox a lancé la ligne de basse de "Gimme Some Loving". Au bout de trois minutes, Hendrix a, selon les dires de John Jansen, créé ce que Mike Jeffery baptisera plus tard "Pali Gap".
Les trois accords de "Pali Gap" (dont la structure, très simple, est basée sur un cycle de deux mesures, avec un contretemps sur le Sol : I Em (7) G I Bm (7) I) permettent un jeu modal. Les accords servent donc autant de couleurs que de véritable parcours obligé. It's all freedom...
Hendrix rajouta par la suite une guitare solo, avec le Marshall à fond...
Mais rentrons plus en avant dans le détail :
L'intro est assez longue, un peu bruitiste, laissant le groove s'installer.
(00:26) Hendrix pose sa voix et serpente avec lui-même (la magie du studio) à 0:36.
Le choix harmonique de Jimi montre son évolution considérable depuis 1966 : il choisit la pentatonique de Si mineur (choix net dès 0:47), alors qu'on s'attendrait, en toute logique rock, à celle de Mi mineur.
Mais l'évolution de Hendrix est là, et à 1:16, il attaque la 9ème alors que Mitchell souligne ses écarts avec sa grosse caisse.
A 1:35, 1:40 et 1:44, Jimi nous gratifie de magnifiques plans en accords, particulièrement difficiles à maîtriser avec cette saturation... comme quoi, les apparences sont souvent trompeuses en terme de difficulté technique.
Jimi nous fait ensuite un résumé de l'Histoire de la guitare.
(2:11) Son plan en octaves nous renvoie à Wes Montgomery. Mais il l'écrase dans un jeu out à la Sonny Sharrock (2:19) !
Sa propre modernité est résumée dans son jeu à l'unisson via les tirés dans un magnifique passage (2:23).
Suit un plan mortel sur une corde, très rapide, à la Django (2:37 jusqu'à 2:46).
D'inspiration plus blues, la suite n'en demeure pas moins hautement énergique, et (j'ose) PARFAITE.
(3:27) L'autre guitare prend le relais pour un interlude plus calme, avant un retour (4:03) qui clôture les débats de la plus belle des manières.
Jimi conclut cette instrumental INFINI par des accords suspendus par de subtils coups de vibrato... (4:40)
Il signe ainsi le titre dont Santana rêvera toute sa carrière... et encore une fois, nous fait regretter son départ... alors qu'il avait tant de chemin à parcourir, et de choses à dire.
"Pali Gap" avait sa place sur "First Rays Of The New Rising Sun", mais on ne refera pas la petite histoire... (Douglas l'avait retenu sur "Voodoo Soup").
Note : le minutage a été effectué avec la version de "South Saturn Delta".

Ecarté de "The Cry Of Love" au dernier moment, c'est presque naturellement que "Room Full Of Mirrors" trouve ici sa place, d'autant que c'était un titre régulièrement joué par Jimi en concert (il en existe 18 versions documentées depuis la jam du Royal Albert Hall jusqu'au dernier concert du trio Hendrix/Cox/Mitchell, la majeure partie lors du Cry Of Love Tour). Enregistré le 17 novembre 1969 au Record Plant par le Band Of Gypsys augmenté d'un percussionniste, il semble toutefois que ce ne soit pas Billy Cox à la basse, mais bien Jimi lui même, tel que c'était d'ailleurs indiqué sur les notes de pochettes de "Voodoo Soup". Le style de la basse enregistrée ici est très différent de celui de Billy Cox, dont le jeu est plus en rondeur, moins agressif.
Un certain nombre de séances à l'Electric Lady Studio seront consacrées à "Room Full Of Mirrors" en juin et juillet 1970 : il semblerait que Jimi n'arrivait pas à obtenir un résultat à la hauteur des espérances qu'il plaçait en ce titre. Le mixage proposé ici ne serait d'ailleurs pas en accord avec ses dernières indications : la partie jouée en slide avec sa bague, en l'absence de bottleneck, serait mixée trop en avant.
C'est un des rares titres où je trouve que la longue maturation du travail effectué en studio n'a pas spécialement porté ses fruits : je préfère la partie chantée de la version de l'Experience au Royal Albert Hall au rock sous acide du Band Of Gypsys. Je ne suis pas vraiment convaincu par l'idée de jouer cette composition à un rythme aussi élevé, qui casse la respiration initiale de la composition.

Enregistrée le 18 mars 1969 au Record Plant, la version studio de "Star Spangled Banner" présentée ici est totalement différente des versions Live, dont la meilleure reste indéniablement celle jouée à Woodstock. Même si ce n'est pas un titre majeur de "Rainbow Bridge", ça reste une version intéressante. Notamment pour ses arrangements, et pour son lyrisme : les contrepoints de Jimi ne sont-ils pas savoureux ?
Intéressante aussi pour la maîtrise du studio dont Hendrix fait preuve : enregistrée entièrement en re-recording, certaines parties furent couchées sur bande en divisant par deux la vitesse de celle-ci, afin d’obtenir ce timbre si particulier (une octave au-dessus) lorsque la bande est joué normalement.


La face deux s'ouvre avec "Look Over Yonder", un inédit de l'Experience enregistré le 22 octobre 1968 aux TTG Studios. Bien qu'enregistré après la publication d'"Electric Ladyland", ce titre semblait destiné aux oubliettes : on ne le retrouve sur aucune des listes de Jimi. Ni dans ses interviews. Et le titre n'a fait l'objet d'aucune tentative en concert. Pour autant, c'est un titre solide du Jimi Hendrix Experience, très rock. Le style est plus proche des débuts de l'Experience... ce qui n'est pas véritablement surprenant, dans la mesure où ses origines remontent à 1967 (Cf. "Mr Bad Luck" [a.k.a. "Mr. Lost Soul"], un moment officiel sur le coffret "Lifelines").

Le titre suivant est un extrait du premier concert donné à Berkeley le 30 mai 1970 par le trio Hendrix/Cox/Mitchell. Le climat change radicalement, dans la mesure où l'on entend les imperfections du Live, mais le choix se justifie par l'intensité exceptionnelle de cette version de "Hear My Train A Comin'", pour beaucoup d'amateurs du guitariste la meilleure jamais enregistrée professionnellement.
Jimi commence seul. Il y a quelques flottements lors de l'introduction : quand le groupe rentre en jeu, Jimi alterne fulgurances et tentatives de s’accorder. A 0:50, la saturation devient presque palpable tant elle est importante.
Le chant débute à la deuxième minute. Il n'est pas toujours appliqué, mais il est tellement urgent ("Hear freedom coming !") qu'on ne peut y rester insensible.
A 3:25, Hendrix entame un premier solo d'anthologie. Il joue un blues incroyablement dense, connaît même quelques problèmes de justesse mais il est tellement dedans que ceux-ci n'ont pas prise sur lui.
A 4:47, Hendrix dresse une montagne de feed back : l'intensité culmine au maximum.
La tension retombe d'un coup à 5:13. Jimi taquine sa wah wah... et nous pouvons pleinement profiter du jeu de cymbales de Mitch, qui impressionne par la qualité de son drumming.
Le chant reprend à 6:31, court instant de répit avant un solo final pas moins fort que le solo central, mais dans un style plus sauvage encore : déluges de notes, feed back, coups de vibrato, tirés blues... Hendrix surfe librement avec le langage qu'il a créé, tout en interagissant en permanence avec Mitch.
La tension retombe une deuxième fois à 9:54 (second passage à la wah wah). Hendrix reprend brièvement le chant avant de conclure cette version dantesque de "Get My Heart Back Together".
Meilleure version ? Je ne sais pas. Mais elle résume bien l'Art Hendrixien : au-delà des imperfections formelles, la puissance émotionnelle. Immense.
Note : le minutage a été effectué à partir de la copie du 33 tours effectuée par Prof Stoned.

"Hey Baby (New Rising Sun)" a lui aussi été enregistré le premier juillet 1970 à l'Electric Lady Studio. En terme de créativité, c'est sans nul doute une des séances les plus brillantes de la carrière de Jimi.
Régulièrement joué par le trio Hendrix/Cox/Mitchell en concert (il en existe 12 versions Live), c'était l'un des titres les plus prometteurs du nouvel album de Jimi. Le groupe est ici augmenté de Juma Sultan aux percussions. La version reste malheureusement inachevée : c'est ce qui explique la décision d'Eddie Kramer et de John Jansen de laisser le passage où Jimi demande si "le microphone est branché ?"
Pour autant, bien que ce ne soit qu'une simple démo du groupe en studio, "Hey Baby (New Rising Sun)" est un titre phare du répertoire hendrixien. Outre un superbe solo de guitare qui suit l'introduction du titre, l'interprétation ne souffre ici d'aucun souci majeur : combien d'auditeurs ne se sont jamais rendus compte du caractère inachevé du titre ? Il faut dire que le chant de Jimi sert parfaitement cette composition, dont on peut mesurer l'évolution considérable depuis le "Gypsy Boy" enregistré l'année précédente : la maturation du titre est cette fois-ci irréprochable.


Pour ceux qui voudraient se graver l'album à partir des CD proposés par Experience Hendrix LLC :
- "Dolly Dagger", "Earth Blues", "Room Full Of Mirrors" et "Hey Baby (New Rising Sun)" figurent désormais sur "First Rays Of The New Rising Sun" (1997) ;
- "Pali Gap" et "Look Over Yonder" sur "South Saturn Delta" (1997) ;
- "Hear My Train A Comin'" sur "Jimi Hendrix :Blues" (1994) ;
- et "Star Spangled Banner" sur "The Jimi Hendrix Experience Box Set" publié en 2000.

Le résultat ne sera toutefois peut-être pas à la hauteur des espérances suscitées par cette chronique : le mastering de George Marino, approuvé par Eddie Kramer, est loin de faire l'unanimité.


Dernière édition par Ayler le Mer 14 Juil 2010 - 8:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Jeu 8 Juil 2010 - 21:07

Citation :
Electric Thing a dit : [g]Rainbow Bridge[/g] n'a donc que deux défauts : il n'existe pas en cd et [g]sa pochette est une des plus horribles[/g]... :top:
Sans être une de mes pochettes préférées, je trouve que c'est loin d'être une des plus moches !


On a vu nettement pire non ?

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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Jeu 8 Juil 2010 - 21:08

Intéressant : selon McDermott, Hendrix a retravaillé "Look Over Yonder" le 12 novembre 1969 en compagnie de Buddy Miles. Il a enregistré 32 prises, largement instrumentales.
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Jeu 8 Juil 2010 - 21:09

La chronique de Rolling Stone - particulièrement élogieuse :

9 December 1971
ROLLING STONE (Page 62) ‘Jimi Hendrix: Rainbow Bridge’ by Tony Glover:
Ahh, a surprise—more Hendrix in the studio. Of late a lot of in-concert Hendrix has surfaced; the full-side each on the Woodstock sets, the Isle of Wight performance on Columbia’s Rock Festivals set, the in-concert movie of Hendrix at Berkeley, as well as an English in-concert film with an accompany­ing soundtrack LP.
But Hendrix on stage and Hen­drix in the studio are two animals of pretty divergent cellular struc­ture. His later concerts involved a lot of extended instrumental jam­ming, as well as demonstrating his total mastery not only of the gui­tar, but of all its electronic accom­plices like wah-wah pedals, fuzz tones, and reverb amps he was able to recreate on stage most of the effects that were born in the studio. His knowledge of the elec­tronic technology was amazing, and he utilized it to stretch the limits of sound experience—a tape-mixing console would definitely have to be listed as one of the instruments he was proficient on. He wasn't into effect for gimmick value alone it was always a part of a larger tapestry, and many of the innovations he made early use of (like track-panning, where the guitar swoops back and forth from channel to channel) are now standard procedure in album mix­ing. So, a Hendrix studio album showcases more than just his music alone it's his music in a special electronic frame, custom cut to size.
But, Rainbow Bridge (Reprise MS2040) is billed as a "sound track album," so the question arises, what is a sound track? Is it an aural footpath? A mere vibration trail? Or the coalesced imaginings of an astral projection­ist? In most cases, sound track al­bums seem designed as take-home souvenirs of a media experience, relying on deja-vu and memory flashes to recreate visceral emo­tions in the privacy of your head; it serves as a psychic tap, reopen­ing emotions planted by the origi­nal cinematic experience.
With this album, that's not how it is, but just in case you care, here's where you can drive the first piton in your attempt on the summit of the understanding of the place of this album in the cosmic scheme of things; it's the music heard in a muvie thai you may never ever see.
Rainbow Bridge has been billed as a "spiritual candy store" — it's a cinema verite-styled exploration of aspects of one woman's meta­physical searchings—which in­clude scenes at the Rainbow Bridge Occult Center in Maui, as well as a Hendrix concert on the side of a volcano. Apparently, aside from the concert. Hendrix appears only briefly in the flick, doing a surreal rap, parts of which are reprinted with a high degree of illegibility on the inside of the jacket. At last report the film had been only shown once in England (reviewers were puzzled, to say the least) and as yet has no distributor.
So it may not be seen for a long, long time. But that's cool, the al­bum exists as an entity all by itself. My suggestion would be to listen to it and then make up your own movie — it'll probably be a lot more relevant to what you're up to any­way.
The album opens with "Dolly Dagger," a track that was billed as the next Hendrix single at the time of his death (it is now indeed a single). It's based on a typical Hendrix rhythm riff and sawtooth rising chorus "She's so heavy she'll make you stagger... she drinks her blood from the jagged edge”—a tale of a warp-nine chick told with drive and morse-code pulsing guitar lines what a groove this would be on the highway at 3 AM! "Earth Blues" features a chorus that includes the Ronettes (the Ronettes?) they sing a des­cending line of "Love, love, love" as Hendrix weaves a spacy soul version of a "we-gotta-get-to-gether" lyric this has the sound of Electric Church music that Hen­drix spoke of trying to build.
"Pali Gap" is a studio cut, despite the title—it features Hendrix's one-time mentor Juma Edwards on percussion. (Backing throughout the album is mostly just bass and drums, Billy Cox and Mitch Mitchell respectively.) This is an instrumental that re­flects the jazz-like explorations that Hendrix was getting into for awhile, when he was in Woodstock—it was cut July 1st, 1970. along with two other tracks included here. It flows in waves, rippling like wine running slowly down dusk-lit marble stones. The next track, "Room Full Of Mirrors." was written around the time of Hendrix' Toronto bust and features Buddy Miles on drums.
The overdubbed guitars swoop into glass-edged regions as Hen­drix sings "I used to live in a room full of mirrors, now the whole world is there for me to see." The first side ends with a really ma­jestic version of the "Star Span­gled Banner." In concert this be­came a vehicle for commentary, as Hendrix's guitar created the sounds of sirens, bombs and guns (in the Berkeley movie his perfor­mance is inter-cut with shots of Berkeley riots). This is an early version, utilizing only guitars, overdubbed in three or four layers. It was cut in March, 1969. and though there is anger and chaos there, it hadn't yet become rage this version is almost stately, you can't help but soar a bit with it, no matter what connotations the melody has placed on you.
Side two opens with "Look Over Yonder," the oldest track in­cluded here. Cut in October, 1968, it features the original Experience backing of Mitch Mitchell and Noel Redding it's almost in the mode of the first album in feeling and execution. Hendrix lays down some squeaky chunks of solid rhythm before ihe ending growls to a swirling close.
The next track is the only live one, cut at the Memorial Day con­cert in Berkeley. It's "Hear My Train A Comin'," a number Hen­drix frequently used in his last series of concerts. The chordal structure is like old blues, but Hen­drix is a true Voodoo Chile, and his demons are more electric and schizophrenic than those of Robert Johnson, the great delta bluesman who in many ways can be considered Hendrix’ spiritual father. Hendrix has gained most notoriety as a complex and spaced stylist, but you shouldn't lose sight of the fact that he was a motherfucker blues-man as well. (I remember a Mid­west concert when he totally tranced out a non-blues audience with a long ballsy version or "Red House". Hendrix plays Delta blues for sure—only the Delta may have been on Mars).
"Hey Baby" is the final track. It's a riff that Hendrix explored a lot in concert—simple but evocative—and filled with a pure lone­some yearning and introspection that often got squeezed out in fa­vor of things with more flash. Hendrix plays a few choruses, then asks, "Is the microphone on?" Getting an affirmative reply, he improvises some lyrics about a love-
spreading chick crossing Jupiter’s sands. It's a benedition and a hoping at once—and proves that though Hendrix deserves every bit of acclaim he got as a tripping companion, he was also a mood spinning, afternoon back porch sitter of the mind as well. And there, almost too soon, the album ends.
In many ways this is one of Hendrix's best albums, it's diverse, but not a goulash. His last official album, Cry Of Love, seemed some­how hollow, populated wilh skele­tons of ideas structures not quite fleshed out, in two dimensions only, wavering in and out of focus in the third plane. Here they are full, and full of spirit. Though there are technicul drawbacks that might have precluded their release if Hendrix lived (ragged endings, out of tune choruses, etc), they certainly don't detract from the essence. Hendrix was a stone per­fectionist, and it's been rumored that there are enough tracks for at least several more albums in the can—but they will probably not be released, as Hendrix wasn't satis­fied with them. There is an ele­ment of greed in all of us, and sure, I'd like to hear more - but I'd rather respect his wishes and take what he considered done enough to let go. This album falls into that category. I believe, and is a strong addition to his legacy—not like the various "Early Hendnx" ripoffs going around, where everybody who ever taped a jam session is issuing LPs.
This is also, by the way, a fine earphone album. Some records need rooms to reverberate in, this one (as are most of his) seems to be aimed directly at the inner ear— and earphones clarify and separate the levels of the structures into the component parts.
There may be a few more con­cert albums yet to come, but this is probably the last of Hendrix in a studio.
And it's late and raining, and the wine has wound it’s way down now— I just want to say Jimi that it's gotten pretty gray down here since you split... and there's a lot of Foxey Lady’s lying lonely tonight. Drop in again sometime man, we all need all the help we can get.
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Juil 2010 - 21:11

Rainbow Bridge Reprise 854.004 Stéréo 8 (4x2) pistes (C)1971 made in France

Une version bande cartouche 8 track stereo.
Format adopté en 1964 en Amérique du nord pour les autoradios entre autre.
Dans cette version chaque piste (4 en tous) stéréo contient une partie de l'album.

Le tracklist est complètement différend de la version vinyl que nous connaissons, les titres sont dispatchés suivant leur durée (15 minutes maximum par piste il semblerait)



Programme 1
Dolly Dagger
Pali Gap

Programme 2
Earth Blues
Hey Baby

Programme 3
Hear My Train Comin'

Programme 4
Room Full Of Mirrors
Star Spangled Banner


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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Juil 2010 - 21:12

Rainbow Bridge Reprise rep 54 004 (ms 2040) Made in Germany/France (C) 1971 (P) 1974 Stéréo





Label version Allemande :


Label version Française :


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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Juil 2010 - 21:14

Dolly Dagger/Star Spangled Banner Experience Hendrix 1044 made in USA.





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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Juil 2010 - 21:14

Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records MS 2040 Etats Unis 1971
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records K 44159 Allemagne 1971
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records REP 54 004 Allemagne 1971
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP,Promo) Reprise Records MS 2040 Etats Unis 1971
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records 61 960 Allemagne 1971
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records K 44159 Angleterre 1971
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records K 54004 Italie 1971
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records P-8167R Japon
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records REP 54 004, MS 2040 Europe
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records 54 004, 2040 France
Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (LP) Reprise Records K 44159 Allemagne
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mer 28 Juil 2010 - 21:00

Citation :

staygroovy a dit : Petite découverte: les mixages de "Hear My Train A' Comin'" ne sont pas les mêmes entre la version vinyl de 'Rainbow Bridge' et la version numérique qui est sur le CD de 'Blues'.

Bien sûr on passe sur le discours d'introduction ayant été coupé pour 'Rainbow Bridge', ce qui explique qu'elle soit plus courte de 0:51 mais bien que la structure du reste de la chanson soit la même, il y a des reverbs différentes sur la version vinyl, et plus de fréquences dans les aigus, par exemple sur les cymbales. En fait une balance radicalement différente.

La version qui est inclue sur 'Blues' n'est pas aussi élégante, un peu plus ronde mais aussi 'lourde'. Moins de finesse.

Ce n'est pas une histoire de mastering. C'est vraiment un mix différent.

Par exemple on peut comparer la même section qui apparait à 6:23 sur 'Rainbow Bridge' (dite version R) et vers 7:12 sur 'Blues' (dite version B) La réverb sur la caisse claire est beaucoup prononcée sur la version R, et la même caisse claire en question beaucoup plus apparente mais sans réverb sur la version B.... La balance elle-même assez differente, batterie est un peu plus en avant sur B que sur R, mais avec un peu moins de cymbales, ce qui devrait être l'inverse car une version numérisée aura toujours plus d'aigus que la même version copiée à partir d'une source vinyl.

Tout cela donne en résultat quelque chose de plus trapu sur la B, mais de mon opinion avec moin d'élégance que la version R.

Je n'ai même pas pris le temps de les mettre côte à côte sur ProTools, c'est assez évident, mais je ne m'en était jamais rendu compte.

Si j'avais le temps je me mettrai bien volontier à comparer tout le reste, y compris "Pali Gap" et les autres chansons de 'Rainbow Bridge', et en fait ça ne m'étonnerai pas si certains des mixages avaient étés refaits (actualisés) par Eddie Kramer pour les sorties récentes de EH (South Saturn, First Rays, etc...) dans les années 90. Ou peut-être seul celui-ci a été changé parce qu'il provenait d'un concert, et les autres titres étant de studio ont été laissés tel qu'ils étaient à l'époque?

Opinions? Commentaires?

Citation :

Ayler a dit :
Bien que "Blues" figure toujours au catalogue actuel du guitariste, l'album remonte à la période Douglas. Ce dernier a en effet remixé le blues de "Rainbow Bridge". Ce n'est pas le cas de "Pali Gap" de "South Saturn Delta", Kramer reprenant systématiquement ses mixages de la période Jeffery. Contrairement à ce qui est indiqué sur le site de Doug Bell, il me semble que la version de la compilation "Voodoo Child" reprend le mixage d'origine - meilleur. La pochette indique d'ailleurs que le mixage est de Kramer.
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Mar 2012 - 8:07

Chronique de Jacques Chabiron dans Rock & Folk n° 59 de décembre 71:

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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Mar 2012 - 13:08

Je ne connaissais pas cette chronique : Jacques Chabiron a parfaitement résumé l'affaire ! Encore une fois, on ne peut que regretter l'ancien découpage discographique initial - infiniment supérieur au merdier actuel.

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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Mar 2012 - 14:16

hé ouais Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Dim 25 Mar 2012 - 10:54

Best n° 40 de novembre 71:

Pas grand chose à ajouter à cette chronique...

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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Dim 25 Mar 2012 - 15:52

upfromtheskies a écrit:
Best n° 40 de novembre 71:

Pas grand chose à ajouter à cette chronique...
En effet !

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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Dim 25 Mar 2012 - 17:01

A la réflexion, j'ai acheté le disque à cause de cette chronique. Pourtant, j'avais pas beaucoup de sous, je ne pouvais pas acheter beaucoup de disques. Mais là, je l'ai pris les yeux fermés.
J'ai pas regretté!
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Lun 26 Mar 2012 - 9:24

comme nous tous il me semble pirat
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Lun 26 Mar 2012 - 21:04

Tontonjimi a écrit:
comme nous tous il me semble pirat
...et meme d'user une copie et d'en racheter une autre
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Sam 7 Avr 2012 - 12:21

Une autre chronique, de Jacques Chabiron, dans la rubrique "Importations Givaudan" dans R&F n° 58 de novembre 71:

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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Sam 7 Avr 2012 - 16:11

Rainbow Bridge supérieur à The Cry Of Love : ce n'est pas la première fois que je lis ça. Cela aurait sans doute énervé le créateur de ces deux albums... mais cela montre aussi les limites d'un certain perfectionnisme. "Hear My Train A Comin'" est formellement loin d'être parfait, mais c'est la meilleure performance guitaristique des deux albums ! Comme quoi...

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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mer 12 Sep 2012 - 11:08

Même s'il est peut-être moins abouti et plus fourre-tout, je préfère largement ce Rainbow Bridge à Cry of Love. On a ici comme un condensé du génie guitaristique de Hendrix, en studio comme en live: des trucs funky, du rock énergique, du blues qui tue, des bidouillages improbables, des parties de guitare à se pâmer. Seule faute de goût: ce Room Full of Mirrors fait un peu tache quant au tempo et à des arrangements qui laissent à désirer (les slide font presque penser à du Hawkwind. J'aime bien Hawkwind, hein, attention. Juste que là ça ne colle pas trop).
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 13 Nov 2012 - 20:44

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Yazid



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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Lun 28 Juil 2014 - 13:41

Electric Thing a écrit:

Rainbow Bridge n'a donc que deux défauts : il n'existe pas en cd et sa pochette est une des plus horribles...
 Wink 

YM
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 29 Juil 2014 - 7:12

Yazid nous cache quelque chose study What a Face scratch
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MessageSujet: Re: Rainbow Bridge (1971)   Mar 29 Juil 2014 - 13:12

Pour moi, le défaut, c'est la fameuse magouille de Mike Jeffery. Un album génial avec en sous-titre "bande originale du film", ça me chiffonne. Surtout que ce n'est pas vrai. Et ça attire moins les gens : combien de personnes sous-estiment "More" de Pink Floyd parce que c'est une BO de film (pour le coup, une vraie?).
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